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Bruxelles : moins de béton, plus de verdure

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À l’automne 2020, Bruxelles Mobilité a travaillé sur une série de projets pour la déminéralisation de l’espace public.

Texte | Texte Niels Rouvrois - Bruxelles Mobilité | Photos Bruxelles Mobilité

2 février 2021 Temps de lecture 6 minutes

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La verdurisation et la déminéralisation sont des éléments essentiels de la lutte contre le réchauffement climatique et augmentent la qualité de vie en ville. « Nous réalisons cela afin d’augmenter les bénéfices pour l’écosystème », déclare Dimitri Strobbe, Directeur de la Maintenance chez Bruxelles Mobilité.

En 2020, Bruxelles Mobilité a travaillé en priorité sur plusieurs petits projets de proximité, afin de rendre le sol plus perméable et de mieux contrôler les eaux de ruissellement. Ces derniers mois, cela a été le cas sur le boulevard Albert II, la chaussée de Mons, l’avenue Jules Cockx, la rue des Vétérinaires, l’avenue de Fré et la chaussée d’Alsemberg. L’année dernière, plus d’un million d’euros ont été alloués à ces petits projets. Pour 2021, cette ambition a été accrue et des dizaines de projets supplémentaires sont à l’étude.

La verdurisation et la déminéralisation de l’espace public sont des éléments essentiels de la lutte contre le réchauffement climatique et augmentent la qualité de vie.

Le bien-être des Bruxellois

« Dans la mesure du possible, Bruxelles Mobilité choisit de rendre la ville plus verte et déminéralisée, pour augmenter les bénéfices pour l’écosystème », précise Dimitri Strobbe. « L’objectif n’est pas seulement d’augmenter la valeur paysagère, mais aussi de stimuler la biodiversité et de mieux gérer les eaux de ruissellement afin de réduire les inondations. Dans le même temps, avoir davantage de verdure améliore la qualité de vie en absorbant la pollution de l’air et sonore et en combattant la chaleur. Tous ces éléments contribuent à une ville plus agréable pour ses habitants et ses visiteurs. »

Pour Elke Van den Brandt, ministre bruxelloise de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière, la verdurisation contribue non seulement à avoir de la fraîcheur en été et à l’assainissement de l’air, mais aussi au bien-être physique et mental de la population : « Le vert rend heureux. Dans notre ville, chaque Bruxellois doit pouvoir avoir un contact direct avec la nature. Pour cela, nous devons rendre notre ville plus verte et la déminéraliser. Nous le ferons partout où cela sera possible ». 

Avenue de la Foresterie à Watermael-Boitsfort, les pierres de la partie centrale du rond-point, sous l’œuvre de Staccioli, ont été remplacées par des graminées et des plantations basses.

Un impact indéniable

La déminéralisation de l’espace public peut facilement être réalisée en convertissant en zones vertes des zones recouvertes de dolomie ou d’asphalte. Le simple fait d’agrandir les fosses au pied des arbres a déjà un impact indéniable. Avec ces projets, Bruxelles Mobilité peut également améliorer la biodiversité. Quelques projets sont en cours de réalisation : au rond-point dit ‘des Menhirs’ à Uccle, les pavés de la partie centrale ont été remplacés par des graminées et des plantations basses. Il en va de même avec les pierres situées sous l’œuvre de Staccioli au rond-point de l’avenue de la Foresterie à Watermael-Boitsfort.

L’objectif n’est pas seulement d’augmenter la valeur paysagère, mais aussi de stimuler la biodiversité et de mieux gérer les eaux de ruissellement.

Sur la place Jamblinne de Meux à Schaerbeek, un arbre remarquable est protégé et mis en valeur, la circulation piétonne autour de lui sera réorganisée et la surface perméable sera étendue avec de nouvelles plantations. Bruxelles Mobilité s’occupe non seulement des 30 000 arbres qui bordent les routes, mais aussi des milliers de kilomètres de pelouses et de massifs qui sont présents dans l’espace public régional. « En 2020, nous avons augmenté le nombre de petits projets locaux, visant à déminéraliser l’espace public, à augmenter la perméabilité des sols et à améliorer la gestion des eaux de ruissellement. C’est un outil essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique », conclut Dimitri Strobbe avec enthousiasme.    

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Olivia Castelein

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