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Intervenir sur les voies fluviales aujourd’hui pour préparer la mobilité de demain

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Installation des vis d’Archimède dans la nouvelle station de Viesville.

Texte | Michel Charlier

Photos | Laurent Bost (Ampsin) & Patrick Mahy (CCB)

18 octobre 2021 Temps de lecture 8 minutes

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Active depuis près d’un siècle, l’entreprise Tractebel est actuellement présente dans une septantaine de pays, dans le conseil en ingénierie de haut niveau pour les infrastructures et l’énergie. La division Ports  &  Waterways a été particulièrement sollicitée ces derniers temps pour plusieurs projets d’importance dans tous les ports maritimes belges, mais aussi sur des sites éclusiers en Wallonie et en Flandre. De quoi stimuler la réflexion et le travail des départements génie civil et électromécanique de cette division.

Les deux départements collaborent fréquemment dès lors qu’un projet en lien avec les ports et les voies fluviales est attribué à Tractebel. « Pour les écluses, par exemple, il y a de très fortes interactions entre les portes et la structure de génie civil qui doit les soutenir » explique Damien Delmoitié, Chef de projet au sein du département Génie civil. Et des projets concernant des écluses, il y en a eu d’importants ces dernières années.

Les nouvelles vannes de sassement de l’écluse modernisée sur la Meuse.

Mise à grand gabarit à Ampsin

Le premier se situe sur la Meuse, en région hutoise, et concerne la mise à grand gabarit du site éclusier d’Ampsin-Neuville. Les deux écluses actuelles – 136 m x 16 m et 55 m x 7,5 m – seront en 2023 remplacées par deux écluses de dimensions plus importantes – 225 m x 25 m et 225 m x 12,5 m. « Avoir des écluses plus grandes et modernisées permet d’être mieux en phase avec les nouvelles modalités du transport fluvial dans notre pays et en Europe », précise Patrick Mahy, Directeur de Projets au sein du département Equipements. « A Ampsin, en SM avec le bureau d’études Greisch, nous nous occupons de l’électricité et de tout ce qui a trait aux courants forts et aux courants faibles, depuis le poste de transformation jusqu’à la supervision du site de l’écluse. Nous gérons également une partie de l’aspect génie civil avec l’étude de la structure métallique et des articulations des portes des écluses ainsi que des vannes de sassement et de tous leurs organes de manœuvre. » Particularité de ce projet : travailler sur un site toujours en exploitation, en maintenant l’ancienne écluse opérationnelle. 

Montage des impressionnantes portes d’écluses à Ampsin.

Le projet des 4 écluses

Le ‘projet des 4 écluses’ regroupe quant à lui des interventions sur le Canal Charleroi-Bruxelles (à Viesville, Marchienne-au-Pont et Gosselies) et sur le Canal du Centre (à Obourg). A Obourg, il s’agissait d’études de projet et d’avant-projet en électromécanique afin de rénover l’écluse existante et d’en construire une nouvelle à côté. Sur le site CCB, il s’agit d’étudier la construction d’une nouvelle écluse à côté des écluses existantes, venant d’être rénovées. En effet, ces nouvelles études font suite à la rénovation en profondeur des sites existants du canal Charleroi-Bruxelles. « Nous étions seuls responsables de la conception de la rénovation de trois sites éclusiers, à la fois pour le génie civil et l’électromécanique », reprend Patrick Mahy. « Nous devions transformer les anciennes stations de pompage, fonctionnant avec de vieilles pompes axiales et datant de l’époque de la construction des canaux, fin des années ’50 – début des années ‘60. Les stations ont été adaptées pour installer des vis d’Archimède. Nous avons également remplacé tous les portiques existants par de nouveaux et conçu de nouveaux organes de commande des portes et des vannes de sassement sur les trois sites. » Cela a représenté pour l’équipe de Tractebel un important travail de phasage, dans une période relativement courte –  quelques week-ends –  afin d’éviter l’arrêt de la navigation. Mais ce n’était pas là le seul défi : il a en effet fallu trouver une solution pour continuer à pomper les eaux et assurer les niveaux de navigation suite à l’enlèvement des stations de pompage. Un pompage provisoire de 9000 m³/h a donc été conçu spécifiquement pour le projet, monitoré et contrôlé, puis retiré lorsque les nouvelles pompes par vis d’Archimède ont été mises en service. 

Démolition de l’ancienne station de pompage de Viesville sur le Canal Charleroi-Bruxelles.

Les avantages de la collaboration

Les deux ingénieurs insistent sur l’avantage qu’a Tractebel de posséder en son sein des services expérimentés qui collaborent sur divers projets. « Il y a une très forte interdépendance entre la mécanique des sols et les aspects structurels, que ces structures soient en béton, en acier ou mixtes », explique Damien Delmoitié. « Avoir les deux compétences en interne nous permet de jongler avec les exigences de chaque discipline. Chez Tractebel, nous avons également accès à des expertises, que ce soit pour la gestion des terres excavées, les études de rabattement de la nappe phréatique et même parfois des projets plus globaux avec l’intégration des études de mobilité, par exemple. »  

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