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Les campagnes inter-laboratoires améliorent la qualité générale de la construction
Dans le cadre de cette campagne inter-laboratoires, BE-CERT fait réaliser des tests sur un même produit par différents laboratoires, afin qu’ils puissent comparer leurs performances respectives.

Les campagnes inter-laboratoires améliorent la qualité générale de la construction

Mesurer, c’est savoir, y compris dans le secteur de la construction. C’est pourquoi des milliers d’essais de matériaux sont réalisés chaque année dans les laboratoires des fabricants et dans des laboratoires de contrôle externes. Mais comment peut-on savoir qu’il s’agit de tests de qualité et précis ? Pour répondre à cette question importante, BE-CERT organise régulièrement des campagnes inter-laboratoires. Pour le ciment, il s’agit même d’une tradition annuelle. « Dans la mesure où les résultats statistiques de nos campagnes inter-laboratoires constituent un indicateur idéal de la performance des laboratoires et de la fiabilité des méthodes d’essai, nous voulons nous concentrer encore davantage sur cet aspect à l’avenir », explique-t-on au sein de BE-CERT.

En tant qu’organisme de certification pour le béton prêt à l’emploi, le mortier et les matières premières associées, BE-CERT couvre un large éventail de tâches. Outre la certification et l’inspection dans le cadre des certifications CE, BENOR et ATG, BE-CERT est aussi actif dans le domaine de la métrologie, avec le calibrage et la vérification des équipements de laboratoire. Pour faciliter toutes ces activités, des campagnes inter-laboratoires sont régulièrement organisées. « Il s’agit de faire réaliser des tests par différents laboratoires sur un même produit, afin qu’ils puissent comparer leurs performances à celles d’autres laboratoires », explique Laurence De Meyst, Certification Expert & Auditor et également coordinatrice générale des campagnes inter-laboratoires chez BE-CERT. « Cela se fait depuis près de 20 ans pour de nombreux secteurs dans lesquels nous sommes actifs : ciment, chaux, cendres volantes, adjuvants, agrégats, mortier de maçonnerie… Ce n’est donc pas quelque chose de nouveau en soi, mais bien une facette importante de nos services ».

La plus-value des campagnes inter-laboratoires réside dans la grande quantité de données objectives et dans les moyennes et écarts types enregistrés : ceux qui s’éloignent de la moyenne savent qu’il y a probablement quelque chose qui ne va pas dans leur méthode d’exécution ou dans leur équipement.

Une analyse statistique approfondie

Les laboratoires participant à une campagne inter-laboratoires de BE-CERT doivent régulièrement effectuer des tests sur un échantillon identique provenant du même lot. « Nous recueillons tous les paramètres et résultats des tests, puis nous les soumettons à une analyse statistique approfondie. Ensuite, nous les intégrons dans un rapport exhaustif, dans lequel nous indiquons clairement comment les résultats obtenus par les laboratoires se comparent les uns aux autres et à la moyenne générale. Cela se fait bien sûr de manière anonyme, sur la base d’un numéro de série personnalisé par laboratoire. Les résultats peuvent être consultés librement via notre Extranet », précise Dimitri Peeters, Inspection & Metrology Officer chez BE-CERT.

« Nuance cruciale : nous ne nous prononçons pas sur ce qu’est ou devrait être la valeur d’essai correcte », souligne Laurence De Meyst. « Cela n’est d’ailleurs pas possible pour la plupart des méthodes de tests mises en œuvre. La plus-value réside dans le grand nombre de données objectives et dans les moyennes et écarts types enregistrés : ceux qui sont loin de la moyenne savent qu’il y a probablement quelque chose qui ne va pas dans leur façon de procéder ou dans leur équipement et peuvent s’en servir comme point de départ pour détecter d’éventuels problèmes. Les laboratoires utilisent aussi souvent les tests dans le cadre d’une telle campagne inter-laboratoires pour former leur personnel. Si les résultats des tests communs divergent, ils seront en mesure de détecter que quelque chose ne va pas en interne (au niveau du travail du personnel, du calibrage des appareils de mesure, de la procédure de test, etc…) et procéder immédiatement à des ajustements ».

Alors que les campagnes inter-laboratoires pour le ciment ont lieu chaque année, dans d’autres secteurs, elles se déroulent actuellement plutôt « à la demande ».

L’objectif final

Alors que la campagne inter-laboratoires pour le ciment a lieu chaque année, dans d’autres secteurs, elle est plutôt organisée « à la demande ». « S’il y a des incertitudes concernant une certaine méthode de test ou si des écarts importants apparaissent entre les différents laboratoires, le secteur peut demander l’organisation d’une telle campagne inter-laboratoires. De même, lorsque les fabricants se plaignent de certains laboratoires de contrôle externes, les résultats de nos inter-laboratoires peuvent constituer une référence importante. Enfin, nous pouvons bien sûr lancer nous-mêmes une campagne, par exemple pour valider certains critères que nous utilisons. L’objectif ultime est évident : travailler encore plus précisément et améliorer ainsi la qualité globale de la construction », explique Laurence De Meyst. « De plus, pour les unités de production certifiées, la participation aux campagnes inter-laboratoires organisées par BE-CERT est obligatoire pour un certain nombre de secteurs, ce qui permet au producteur de démontrer la fiabilité des tests effectués dans le cadre de la certification ».

Le fait que les campagnes inter-laboratoires de BE-CERT peuvent effectivement faire la différence est démontré, par exemple, par le débat actuel sur la détermination du C3A. « Grâce à l’un de nos ‘interlabos’ pour le ciment, nous avons immédiatement constaté que les deux méthodes de mesure autorisées donnaient des résultats différents. C’est pourquoi, au niveau européen, nous étudions actuellement la possibilité d’adapter la norme en imposant une méthode de mesure spécifique. Nos campagnes inter-laboratoires peuvent donc contribuer à affiner certaines procédures », souligne Dimitri Peeters.

Tant les laboratoires des fabricants que les laboratoires de contrôle externes peuvent être gagnants. La campagne inter-laboratoires pour le ciment compte à chaque fois environ 70 participants – principalement de Belgique, mais aussi d’autres pays d’Europe et d’ailleurs. « Ce n’est pas si mal, mais plus il y a de participants, mieux c’est », souligne Laurence De Meyst. « D’ailleurs, dans les autres secteurs, nous aimerions avoir un peu plus de régularité – par exemple, par le biais de campagnes bisannuelles – afin de mieux suivre l’évolution de la situation. En tout cas, nous consacrons beaucoup d’efforts à l’optimisation du processus. A terme, tout doit passer par le numérique via l’Extranet de BE-CERT. En outre, nous sommes très à l’écoute des questions du secteur. Nous invitons donc chaleureusement tous les laboratoires à participer, car cela fournit vraiment des informations précieuses ! »

Vous souhaitez en savoir plus sur l’organisation des campagnes inter-laboratoires ou vous porter candidat pour y participer ? Envoyez un e-mail à l.demeyst@be-cert.be ou d.peeters@be-cert.be.    

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