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L’Extended Life de BIA: Une option financièrement intéressante

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10 mai 2019 Temps de lecture 9 minutes

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Acheter une nouvelle machine ou réparer une machine existante ? Ce n’est pas toujours une décision facile à prendre et reste souvent un choix par rapport à d’autres investissements.

À la carrière de Merlemont, quand la réflexion sur le remplacement de leur chargeuse Komatsu WA480 a été lancée, les conditions n’étaient pas réunies pour investir dans une nouvelle machine. A la suite d’une panne conséquente, Emmanuel Boland, le Chef d’Exploitation, analyse alors une autre option : l’Extended Life.

Seul producteur de dolomie dorée en Belgique : Lhoist

Près de Philippeville, le groupe Lhoist exploite une carrière à Merlemont: la « Dolomie de Villers-le-Gambon ». Il s’y trouve une dolomie d’une rare qualité. Ce produit est extrait par explosion, puis concassé au travers d’un concasseur primaire à cylindres avant d’être concassé par des concasseurs secondaires et tertiaires. Le produit fini varie d’un gabarit 5/70 pour la dolomie zébrée à moins de 15 mm pour la dolomie jaune. La dolomie zébrée sert d’engrais, tandis que la dolomie jaune sert de gravier d’or ornemental.

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Emmanuel Boland, le Chef d’Exploitation de la carrière de Merlemont

 

Pour charger la dolomie, la carrière de Merlemont utilise une chargeuse sur pneus Komatsu WA480LC-6. En 2007, à son arrivée sur la carrière, elle transportait une moyenne de 700.000 tonnes par an. Deux opérateurs se relaient pour charger les camions des clients de dolomie jaune et zébrée.

Après 21.000 heures : fuite de convertisseur

En 2014, après plus de 21.000 heures de travail, un souci sérieux apparait : une fuite de convertisseur entraînant une panne. Emmanuel Boland se renseigne tout azimut : vu le nombre d’heures conséquents de la machine, l’idée dominante est d’en acheter une nouvelle et ne pas s’engager dans la série de réparations qui devrait suivre.

La carrière devant continuer à charger la dolomie, elle loue une machine de remplacement pendant la réparation en urgence du convertisseur de la WA480LC-6. Mais maintenant, la réparation effectuée, pourquoi ne pas amortir ces frais sur plus d’heures de fonctionnement de la Komatsu ? Oui, mais il faut que ce cela reste financièrement intéressant et que la machine puisse durer sans une nouvelle casse conséquente. Le chef d’Exploitation contacte alors BIA pour entamer une discussion sur le sujet.

Stephan Van Houtvinck, responsable après-vente auprès de BIA Belgique, lui explique qu’habituellement des travaux préventifs sont effectués entre 15 et 18.000 heures. Cela permet d’éviter les pannes – qui sont toujours handicapantes sur un chantier – et réduit les coûts de réparation. Il propose de faire un « Extended Life » sur la chargeuse qui a désormais 24.000 heures au compteur.

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Emmanuel Boland et Stephan Van Houtvinck

 

Qu’est-ce qu’un Extended Life ?

« L’Extended Life, c’est similaire à un check up complet à partir de 50 ans chez le médecin » affirme Stephan Van Houtvinck. « Cela permet d’être proactif, de faire le bilan avant que des grands problèmes n’apparaissent alors qu’ils auraient pu être évités et réparés à moindre frais si une inspection avait été faite au bon moment. »

Concrètement, les techniciens inspectent la machine (cela peut prendre entre 1 jour et 1 jour et demi). Ils mesurent tout ce qui est mesurable (PM Clinic, Walk Around Inspection, Analyses d’huiles, etc.) et analysent tous les points qui peuvent arrêter la vie de la machine. Dans ce cas-ci par exemple, il y avait une fissure dans le support de pont avant de la machine. Stephan Van Houtvinck explique « Le réparer a couté 2500€, tandis qu’en cas de casse complète du support de pont, les frais pouvaient être multiplié par trois, voire plus. »

En ressort un rapport complet avec photos, qui fait état des mesures faites et des éléments contrôlés. Un expert se rend chez le propriétaire de l’engin pour expliquer le rapport, les risques à court et à moyen terme ainsi que l’offre de révision. Ce dernier peut alors choisir à la carte ce qu’il souhaite réparer. La mise à l’arrêt de la machine est alors planifiée et les travaux sont effectués.

Doubler la vie de la chargeuse pour la moitié du prix d’une neuve

La société décide alors de réviser la chaine cinématique pour un montant total de 87.000€. En 2015, à 24.000 heures, l’arrêt proactif a lieu. Cette planification a permis à la carrière de trouver une solution en attendant le retour de la chargeuse (via une location), et à BIA d’anticiper la commande de pièces spécifiques pour ces réparations. Le planning a également été calculé pour s’intégrer en partie durant les congés annuels de la carrière, afin de limiter l’impact pour le client. « La réparation s’est super bien passée et les délais ont été respectés » annonce Emmanuel Boland. « Un Extended Life permet d’étaler les dépenses, ce qui est intéressant. ». Il continue : « Plus on répare de manière préventive, plus on gagne sur le temps d’arrêt. ».  Il tempère cependant : « Mais cette solution demande malgré tout de disposer de matériel de remplacement  de temps à autre».

Aujourd’hui, la WA480LC-6 charge 350.000 tonnes de dolomie par an dans les camions. Elle tourne en moyenne 2.600 heures par an et a atteint les 32.000 heures. Les coûts de réparation totaux équivalent environ à la moitié de la valeur d’une machine neuve, mais deux vies ont déjà été réalisées sans devoir faire un nouvel investissement. Et la société espère atteindre les 44.000 heures !

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Olivia Castelein

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