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Park West, du relief dans le quartier européen

Côté Joyeuse Entrée, les architectes ont privilégié la pierre naturelle claire et les panneaux structurels en béton architectonique pour la partie centrale.

Texte | Michel Charlier

Photos | A.D.E Architects

29 mars 2022 Temps de lecture 9 minutes

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Park West, ce sont deux immeubles de logements récemment construits dos à dos, dans le quartier européen de Bruxelles, entre le rond-point Schumann et le Parc du Cinquantenaire. Le bureau A.D.E Architects a conçu ces bâtiments basse énergie, en travaillant minutieusement l’expression des façades et en soignant tout particulièrement les vues.

Fin 2016, la société Foncière Sterpenich confiait au bureau A.D.E Architects une mission complète d’architecture. Il s’agissait de concevoir deux immeubles, sur une surface hors sol de 6400 m², avec des studios et des appartements du 1er au 8e étage et des espaces pour professions libérales aux rez-de-chaussée. Les bâtiments sont à construire dos à dos, l’un avenue d’Auderghem et l’autre avenue de la Joyeuse Entrée, en lieu et place respectivement de 3 maisons unifamiliales et de 6 box de garage plus une maison à usage de bureaux, aux gabarits très bas, coincés entre des immeubles aux dimensions plus imposantes. Le permis d’urbanisme est délivré en mars 2018. Le chantier démarre par la démolition de l’existant en septembre 2018 et s’achève en avril 2021, avec une réception définitive en juin 2021.

Tubes métalliques verticaux en façade et baguettes métalliques verticales sur la porte d’entrée rythment l’immeuble côté Joyeuse Entrée.

L’importance des vues et de la lecture

« Nous avons cherché l’adéquation la plus parfaite possible entre les spécificités du quartier et les vues dont le site pouvait bénéficier », explique Bernard Colin, architecte au sein du bureau A.D.E Architects. « Côté rue, nous avons donc développé des façades assez travaillées, dans lesquels les oriels et les terrasses se succèdent de manière alternée, pour accrocher la lumière, diversifier les possibilités de vue et les perspectives, mais aussi attirer l’attention du passant. » Un choix qui permet aux immeubles de se démarquer de l’aspect plus ‘plat’ des façades environnantes. 

« Du côté du parc du Cinquantenaire, une double lecture du bâtiment est possible », reprend l’architecte : « De loin, c’est le caractère dynamique des pleins et des vides de la façade qui s’exprime, avec une partie plus claire au centre de la composition et avec une alternance des matériaux utilisés. Côté avenue d’Auderghem, moins ensoleillée, nous avons davantage joué sur le contraste des tons des matériaux afin de donner le relief que nous n’avions pas avec l’éclairage naturel. De près, nous avons traité les façades du rez-de-chaussée et de la partie basse du 1er étage de manière différente, avec des baies de fenêtres plus étroites et plus nombreuses, mais également plus verticales afin d’accompagner le passant. Pour rythmer les façades du côté Joyeuse Entrée, nous avons intégré des tubes métalliques verticaux, du même ton que les châssis, qui servent aussi de supports pour les garde-corps du 1er étage. Dans le même esprit, la porte d’entrée de l’immeuble est mise en évidence et personnalisée grâce à l’application de baguettes métalliques verticales, qui préservent en outre l’intimité du hall. La combinaison de ces choix architecturaux a permis d’installer un véritable dialogue entre l’architecture et le passant, quel que soit l’endroit où il se situe sur le lieu public, à courte et à longue distance. » 

Côté Auderghem, les architectes ont joué sur le contraste de tons avec une brique foncée, la partie en relief en béton architectonique blanc cassé, et des châssis en aluminium gris anthracite.

A l’avant, relief et contraste

Les expressions en façades sont donc différenciées. Côté Auderghem, les architectes ont joué sur le contraste de tons avec une brique foncée, la partie en relief en béton architectonique blanc cassé, et des châssis en alu gris anthracite. Côté Joyeuse Entrée, ils ont privilégié la pierre naturelle claire et les panneaux structurels en béton architectonique pour la partie centrale. Les tranches des terrasses et des oriels sont également en béton architectonique et leur couleur blanche capte le soleil, afin d’optimiser la lecture des reliefs du bâtiment. 

Notons également que les deux derniers étages des immeubles sont (encore) plus généreux que les autres en baies vitrées. Des appartements qui ont également avec des hauteurs sous plafonds plus importantes, afin d’être davantage en adéquation avec la beauté des vues sur le Parc.

A l’arrière, sobriété et attrait de la lumière

L’espace intérieur entre les deux immeubles est exigu car le site est proche de l’angle des deux avenues. « Vu cette proximité, nous avons opté pour des façades sobres avec un minimum de relief afin de pouvoir capter un maximum de lumière et d’éviter les ombres portées. La finition, plus classique, est en enduit blanc sur isolant, et les locaux bénéficient ainsi d’un maximum de réflexion de la lumière. »

Au final, le ‘double bâtiment’ se démarque par une personnalité forte qui lui est propre, résolument contemporaine et particulièrement bien reliée à son environnement.  

Fiche technique
  • Maître d’ouvrage Société Foncière Sterpenich
  • Architecte A.D.E Architects
  • Entreprise générale BPC
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Olivia Castelein

Chef D’édition

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