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Tournai : Le Pont des Trous sera déconstruit, élargi et reconstruit

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20 mars 2019 Temps de lecture 4 minutes

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Dans le cadre du projet européen Seine Escaut, le Pont des Trous sera déconstruit et reconstruit.  L’objectif principal poursuivi par ces travaux est de permettre le passage de bateaux de 2.000 tonnes et d’améliorer les conditions de navigabilité sur l’Escaut au niveau de la traversée de Tournai.

A ce jour, la largeur de l’arche centrale du Pont des Trous (11,3 mètres au niveau de flottaison) ne permet que le passage de convois de 1.350 tonnes. Le Ministre wallon de la Mobilité, Carlo DI ANTONIO a annoncé aujourd’hui à Tournai qu’il n’est pas opposé à envisager de nouveau la question de la reconstruction du pont des Trous, dans un style proche de l’identique, en fonction de l’avis du fonctionnaire délégué.

Le permis, actuellement en cours d’instruction, devrait être formellement délivré au début de l’été prochain (début juin). Les travaux d’aménagements des abords ainsi que la déconstruction du pont devraient alors pouvoir débuter en 2019.

Un nouveau permis serait à introduire pour reconstruire le pont, proche de l’identique, tout en intégrant le rythme ternaire des arches et son aspect médiéval. Celui-ci pourrait être délivré dans le courant du premier semestre 2020 selon le Ministre DI ANTONIO.

En 2018, 41.54 millions de tonnes de marchandises ont été transportées sur le réseau navigable wallon (soit l’équivalent de 2 millions de camions).

De l’Escaut à la Meuse, en passant par la Sambre et les canaux de la région du Centre, la Wallonie compte 450 kilomètres de voies navigables utiles au transport de marchandises. Il s’agit d’un atout incontestable en matière de logistique puisque, situé à un carrefour européen, le réseau navigable wallon permet d’atteindre les principaux ports maritimes du nord de l’Europe et d’accéder aux réseaux navigables de la France, des Pays-Bas, de l’Allemagne, et, au-delà, de l’Europe de l’Est. En 2018, le transit représente d’ailleurs 1/3 du trafic sur le réseau navigable wallon.

« Pour encourager ce mode de transport, il faut agir sur les infrastructures, précise le Ministre wallon des Transports Carlo DI ANTONIO. Si les résultats sont là, c’est aussi parce que la Wallonie investit massivement dans la modernisation de son réseau hydraulique au travers de différents plans et projets. Une enveloppe budgétaire inédite de plus de 500 millions d’euros a ainsi été programmée en investissement et en entretien infrastructurels pour le réseau fluvial wallon entre 2014 et 2019. Ces investissements, en liens étroits avec la vision « FAST 2030 » et les objectifs ambitieux de report modal qu’elle consacre, se poursuivront à travers le futur Plan Infrastructures 2019-2024. »

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Jonathan Huppez

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