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Un chantier où le ­courant passe bien

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Photo de chantier dans l’aile psychiatrique (Photo : Lauriane Genart – Duchêne).

Texte | Philippe Selke

Photos | Duchêne et Collignon ENG

15 mars 2022 Temps de lecture 7 minutes

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Dans le cadre de la rénovation de la prison de Namur, l’entreprise Collignon Eng basée à Erezée a été chargée par l’entrepreneur général Duchêne (toutes deux font partie du groupe Eiffage) de l’installation élec­trique dans la partie carcérale, en ce compris le public address, l’interphonie cellulaire, les systèmes CCTV. Un chantier d’ampleur mené en deux grandes phases depuis 2018 et devant s’achever en juin de cette année.

Dans les cellules, les équipements, des luminaires aux prises électriques, sont à la norme IK10. (Photo : Lauriane Genart – Duchêne).

Ce chantier de longue haleine s’est déroulé en deux grandes phases, la première portant sur les ailes B et D à partir de 2018, la seconde ayant démarré en 2020 et se concentrant sur les ailes A et C, ainsi que sur l’aile psychiatrique, qui est une partie de l’aile B. L’ensemble des travaux étaient supervisés par la Régie des Bâtiments, qui avait élaboré un cahier des charges très précis et détaillé.

Une gaine technique colorée est prévue sur la coursive par cellule, facilitant les interventions techniques HVAC et électriques de la cellule sans impacter les autres cellules. (Photo : Lauriane Genart – Duchêne)

Freddy Houssa, Business Unit Manager chez Collignon : « Pour la partie public address, inter­phonie et CCTV, nous aurions pu nous en charger nous-mêmes, mais avons dû travailler avec Engie comme sous-traitant. Pour cette partie, nous n’avons assuré que le câblage et tous les composants ont été installés par Engie. »

Installation neuve dans un bâtiment du 19e siècle

Comme l’explique Freddy Houssa, Collignon avait déjà une certaine expérience de la typologie carcé­rale, ayant notamment participé à la construc­tion de la nouvelle prison à Marche-en-Famenne. Mais, dans le cas d’une rénovation comme celle-ci, le défi n’est pas forcément le même.

Ce chantier d’ampleur est mené en deux grandes phases depuis  2018 et doit s’achever en juin de cette année. (Photo prétexte © Collignon ENG)

La seconde phase s’est déroulée en profitant de l’expérience acquise lors des travaux sur les deux premières ailes de la phase une, réduisant le nombre de mauvaises surprises qu’offrent inévitablement une construction aussi ancienne.   “

« Le planning était assuré par Duchêne, toujours ouvert au dialogue. Cela s’est fort bien passé. » (Photo prétexte © Collignon ENG)

Freddy Houssa : « D’une cellule à l’autre (occupa­tion simple, double ou triple), sur les quatre ailes, le travail est quasiment le même. Une gaine technique colorée est prévue sur la coursive par cellule, facilitant les interventions techniques HVAC et électriques de la cellule sans impacter les autres cellules. »

Un chantier de belle taille

Même étalé sur plusieurs années, ce chantier repré­sente pour Collignon un beau volume de travail : environ 6000 heures de presta­tions pour la première phase et 7000 pour la seconde. Les équipes ne sont évidemment pas présentes en continu, puisque la planification de leur travail est tributaire des travaux de parachève­ment. Freddy Houssa : « Le défi sur ce genre de chantier, c’est le planning toujours trop court. Heureusement, la taille de Collignon et son appartenance au groupe Eiffage lui offrent une certaine souplesse pour renforcer les équipes lorsque cela est nécessaire. »   “

Collaboration ouverte

Tout comme son collègue ayant suivi le projet pour Duchêne (voir article en pages 60-61), Freddy Houssa souligne l’excellent état d’esprit dans lequel s’est déroulée la collaboration entre tous les acteurs. Entré en 1979 comme ouvrier chez Collignon, où il a gravi les marches une par une pour terminer sa carrière comme Business Unit manager, Freddy Houssa sait par expérience que ce n’est pas toujours le cas. « Le planning était assuré par Duchêne, toujours ouvert au dialogue. Cela s’est fort bien passé. Nous n’avons pas connu d’impact significatif de la pandémie. Pour la phase 2, nous avions anticipé nos commandes afin de limiter les éventuels retards de livraison des équipements. Les réunions de planning se déroulaient dans un bel esprit de dialogue, un véritable plaisir. J’en suis reconnaissant envers les responsables de la prison, la Régie des Bâtiments et mes collègues de chez Duchêne.

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