Plateforme pour le bâtiment, le génie civil et les infrastructures
Projets

Des fondations solides pour l’essor économique wallon

Depuis toujours, les cours d’eau sont des maillons essentiels de la vie économique. Les exigences techniques et environnementales évoluant constamment, le SPW Infrastructures et la SOFICO ont envisagé ces dernières années la mise à grand gabarit et la modernisation de plusieurs écluses situées sur la Meuse, entre Namur et Liège. C’est le cas actuellement de […]

25 novembre 2020 Temp de lecture 7 minutes

Partager cet article

Depuis toujours, les cours d’eau sont des maillons essentiels de la vie économique. Les exigences techniques et environnementales évoluant constamment, le SPW Infrastructures et la SOFICO ont envisagé ces dernières années la mise à grand gabarit et la modernisation de plusieurs écluses situées sur la Meuse, entre Namur et Liège. C’est le cas actuellement de celle d’Ampsin-Neuville, pour laquelle la société Franki Foundations a été chargée des travaux de fondation.

En Belgique, chaque année, près de 160 millions de tonnes de marchandises sont transportées par voie navigable. Un volume en constante augmentation, qui provoque des problèmes de mobilité et des temps d’attente importants aux écluses. Les travaux effectués doivent permettre à des bateaux de plus grand gabarit d’emprunter le fleuve et ses écluses.

L’écluse d’Ampsin-Neuville, mise en service en 1958, est le 3e site le plus fréquenté de Wallonie. Le chantier de son élargissement et de sa modernisation se déroule en deux phases : remplacement d’une des écluses actuelles (55 m x 7,5 m) par une écluse de 225 m x 12,5 puis remplacement de l’autre écluse (136 x 16 m) par une écluse de 225 m x 25 m. Les travaux ont démarré en août 2018 et devraient s’achever en 2024.

Il est très particulier de travailler en se trouvant sous le niveau du fleuve.

Travaux de fondation : pieux et tirants

Des travaux de fondation considérables ont dû être effectués pour renforcer les berges et les murs de l’écluse en vue de sa rénovation. C’est l’entreprise Franki Foundations qui s’est chargée de cette étape importante, en tant que sous-traitant pour la société momentanée Duchêne – Franki.
« Notre mission était de réaliser tous les pieux servant aux futures berges de l’entrée et de la sortie de l’écluse, en amont et en aval » explique Benoît Lechien, Site Manager chez Franki Foundations.
« Nous avons réalisé 86 pieux dans l’écluse et 701 pieux pour la berge en aval de celle-ci. » Il s’agit de parois de pieux sécants de grand diamètre (1300 mm) avec une profondeur de 10 m en moyenne, adaptée à la profondeur du schiste. « Nous avons également réalisé des pieux provisoires dans l’écluse, afin de sécuriser le site et permettre la réalisation du nouvel édifice. Ces pieux maintiennent des talus soutenant les palplanches qui empêchent la Meuse de remplir l’écluse pendant les travaux. Ces pieux seront en partie détruits à la fin des travaux. »

« Suite au dimensionnement réalisé par notre bureau d’étude », reprend Benoît Lechien, « nous avons intégré des tirants scellés dans le schiste. Les pieux sont verticaux tandis que les tirants ont une inclinaison de 30° à 90°, ce qui leur permet de maintenir les pieux et les parois verticales en reprenant les charges qui s’exercent dessus. » Une fois que l’écluse sera sous eau, l’édifice sera autoportant et les ancrages, qui assuraient sa sécurisation, n’auront plus de raison d’être.

Des parois de pieux sécants de grand diamètre ont été réalisées jusqu’à une profondeur de 10 m (en moyenne).

Difficultés et défis du chantier

Franki Foundations a l’habitude de ce type de travail et du bétonnage sous eau – l’entreprise a réalisé en 2018 les murs de berges de l’Escaut à Tournai – mais Benoît Lechien reconnaît que ce chantier de grande ampleur est d’une complexité certaine, notamment en raison de déplacements de machines conséquents. « Il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte. Travailler sur berges avec des petites machines d’ancrage demande pas mal d’organisation au point de vue de la sécurité – notamment pour les hommes travaillant devant les machines – et du matériel », affirme-t-il. « Pour le client aussi, c’est un défi de répondre à nos exigences : nous travaillons avec des machines qui pèsent une centaine de tonnes et nous avons donc besoin d’une plateforme stable, avec un accès pour les camions et autres engins. Tout cela a nécessité un important travail préparatoire avec le client, puis un suivi rigoureux pour s’assurer que nous puissions travailler au jour le jour, par n’importe quel temps et dans n’importe quelle situation. » Cette partie du chantier devrait se terminer, si tout se déroule comme prévu, en février 2021.    

Newsletter

S'inscrire pour recevoir les dernières actualités

louwers mediagroep
  • Bouwmat

    Bouwmat

    Plateforme sur les équipements de construction et les machines de construction

    Site web
0%