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Le plafond de la terrasse panoramique, revêtu d’aluminium anodisé, renvoie la lumière et les images de manière ‘floutée’. (photo : Jean-Paul Brohez)

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15-05-2020

Le Phare, nouveau pôle culturel d’Andenne

L’Atelier d’Architecture a i u d a conçu, en collaboration avec l’architecte français Rudy Ricciotti, la transformation et l’extension d’un ancien lycée à Andenne. Ce bâtiment contenait une piscine art déco qui a été reconvertie en une bibliothèque municipale, des musées et une salle polyvalente avec terrasse panoramique. L’équivalent de 2662 m² en rénovation lourde et 1113m² de construction neuve, pour un montant d’un peu plus de 7 millions €, qui permet aujourd’hui de donner naissance au ‘Phare’.

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Grande entrée de lumière du jour via les fenêtres de la bibliothèque au RDC et le fenestrage de l’ancienne façade courbe au Sud. (photo : Nicolas Bomal)

 

« Chaque commande est l’occasion d’extraire les capacités poétiques et plastiques que recèlent un site et l’énergie, le désir d’avenir, d’être, que recèle chaque programme ou projet », explique Gil Honoré, architecte fondateur de l’Atelier d’Architecture a i u d. Et des capacités, le site transformé et étendu par l’architecte liégeois et son comparse marseillais n’en manque pas. Car, comme le précise ce dernier, « il s’agissait de rénover un bâtiment présentant, pour une partie de celui-ci, une valeur patrimoniale et de mémoire locale : une piscine art déco dans laquelle bon nombre d’Andennais ont appris à nager. »

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Un bâtiment aux façades revêtues de tuiles rouges, surplombé par une terrasse à la toiture particulière. (photo : Jean-Paul Brohez)

 

Des fonctions regroupées

Le nouvel équipement, regroupement d’une série de fonctions culturelles et de l’Office du tourisme, se situe en bout de perspective de la Promenade des Ours, nouvellement créée, qui le relie à la Grand Place. Gil Honoré : « Nous voulions manifester la présence du bâtiment existant, et de sa piscine en particulier, malgré l’adjonction d’espaces complémentaires nécessaires pour rencontrer le programme. Nous avons donc fait apparaitre la paroi courbe qui enclos l’espace de la piscine en ouvrant fortement l’angle du bâtiment. Celle-ci est elle-même percée, ce qui crée une profondeur de champ qui permet de percevoir le volume de la piscine depuis l’entrée. Nous avons habillé cette paroi courbe, sur l’extrados, de mosaïques noires de petits formats, surface pixellisée qui renvoie tant la lumière que les reflets de l’extérieur. «

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Musées et bibliothèque ont gardé les pavés muraux et de sol typiques de l’ancienne piscine Art Déco. (photo : Nicolas Bomal)

 

La lumière, entre muséographie et nécessité

« Notre expérience muséographique, ainsi que les contraintes de contrôle climatique et de luminosité liées à la conservation des œuvres nous conduisent à proposer des plateaux d’expositions principalement en black-box », explique Gil Honoré lorsqu’on évoque les entrées de lumière dans le bâtiment. « Nous avons cependant conservé le fenestrage de l’ancienne façade courbe au Sud, qui regarde la vieille ville et la collégiale, et nous avons par ailleurs créé une très grande baie au R+3 en façade Nord-Ouest, afin d’offrir un lien visuel fort avec la ville. »

Les toitures terrasses aux R+2 et R+3 (Musée de la Céramique) seront accessibles. Des objets pourraient y être exposés et rendus visibles depuis l’espace public dans certains cas, selon la scénographie ultérieurement adoptée. « Cependant, chaque façade, à chaque niveau, est composée en fonction des relations que nous souhaitons établir avec l’environnement. »

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La paroi courbe qui enclos l’espace de la piscine a été recouverte de mosaïques noires de petits formats, pour refléter tant la lumière que les reflets de l’extérieur. (photo : Jean-Paul Brohez)

 

Terre cuite, enduit d’argile et aluminium anodisé

Les façades du ‘Phare’ sont revêtues de tuiles plates en terre cuite rouge, un matériau très présent dans la région d’Andenne. Les murs en briques existants des espaces muséaux ont été recouverts d’un enduit d’argile. « Cette finition conserve et augmente la capacité de régulation hydrique des murs en terre cuite, afin de rencontrer au mieux les objectifs de stabilité climatiques définies par les conditions de conservation attendue, sans technologies actives d’humidification à la saison froide », affirme l’architecte.

Quant à la salle polyvalente du dernier niveau, « elle s’ouvre sur une terrasse panoramique couverte en toiture », explique Gil Honoré. « Son plafond, revêtu d’aluminium anodisé, renvoie la lumière et les images de manière ‘floutée’, l’activité de la terrasse et de la salle polyvalente du dernier niveau sont rendues perceptible dans l’espace public. »

Notons enfin que le bâtiment est au standard passif, y compris concernant la stabilité hydrique, et que la production d’électricité est facilitée par la présence de 300 m² de panneaux photovoltaïques au-dessus de la couverture de terrasse et de la salle polyvalente.   

Texte Michel Charlier Photos Nicolas Bomal et Jean-Paul Brohez

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Atelier d’architecture a i u d, avec la participation de Rudy Ricciotti

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