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L’industrie verrière belge, aujourd’hui et demain

On le connaît simple, double et triple, il se décline désormais sous de nouvelles variantes ‘à haut rendement’, ‘anti-UV’, ‘électrochrome’, ‘photovoltaïque intégré’, ‘anti-bactéries’ ou ‘acoustique’. Le vitrage est un élément essentiel des bâtiments dans lesquels nous vivons, travaillons, nous rendons pour nos loisirs ou pour nous faire soigner. Quant à l’industrie verrière wallonne et belge, […]

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21 décembre 2020 Temp de lecture 8 minutes

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On le connaît simple, double et triple, il se décline désormais sous de nouvelles variantes ‘à haut rendement’, ‘anti-UV’, ‘électrochrome’, ‘photovoltaïque intégré’, ‘anti-bactéries’ ou ‘acoustique’. Le vitrage est un élément essentiel des bâtiments dans lesquels nous vivons, travaillons, nous rendons pour nos loisirs ou pour nous faire soigner. Quant à l’industrie verrière wallonne et belge, elle se défend plus qu’honorablement au niveau mondial et envisage l’avenir de manière sereine.

Il existe des solutions pour les bâtiments demandant à la fois un contrôle solaire performant et la réception d’un maximum de lumière naturelle (photo : AGC Glass)

La Belgique est une terre de verriers : « Présente dans notre pays dès le moyen âge, l’industrie verrière belge est une référence mondiale depuis la fin du XIXe siècle », affirme la Fédération de l’Industrie du Verre (FIV), qui regroupe une quarantaine d’entreprises belges de production et/ou de transformation du verre. Mieux, « elle est aujourd’hui à la pointe des enjeux socio-économico-environnementaux : économie circulaire, innovation, qualité de vie, durabilité, efficacité énergétique, recyclage, énergies renouvelables, emballages sains et de qualité… » Le secteur a généré en 2017 (derniers chiffres disponibles) un CA de 2 348 millions d’euros, un chiffre stable depuis quelques années. Il emploie actuellement environ 7500 personnes.

Des spécificités belges

« Le marché belge produit de plus grands vitrages que dans les pays voisins », explique Laura Bonnave, Senior Glass and Paper Advisor chez inDUfed. « Cela est dû à la demande du secteur résidentiel – les constructions neuves – où l’on place énormément de grandes baies vitrées. De plus, on développe des vitrages toujours plus clairs, laissant passer davantage de lumière. Et avec des températures estivales toujours plus élevées ces dernières années, on voit également la demande de vitrages de contrôle solaire légèrement augmenter en Belgique.

Pour satisfaire aux exigences grandissantes de transparence, de luminosité et aux performances thermiques, la partie visible des profilés se réduit de plus en plus (photo : Saint-Gobain Glass).

Exigences de transparence, de luminosité et de performances thermiques des vitrages

« L’évolution des exigences en matière de transparence, de luminosité et de performances thermiques a un impact sur la résistance des profilés des menuiseries extérieures », explique-t-on au CSTC (Centre Scientifique et Technique de la Construction). « En effet, pour satisfaire à ces exigences, la partie visible (et donc la section utile) des profilés est réduite. » Il faut donc être attentif à ce que les matériaux utilisés pour les profilés soient suffisamment résistants. Laura Bonnave complète : « La PEB impose également un temps maximum de surchauffe dans les maisons : cela induit que les matériaux doivent prendre cet élément en compte. Dans ce cas, on peut poser des solutions solaires telles que des volets, mais le verre de contrôle solaire est évidemment une solution à envisager. »

Influence de la législation énergétique en Wallonie et à Bruxelles sur le vitrage

L’entrée de lumière naturelle dans les bâtiments pour le confort et la santé est spécifiée dans la norme EN 17037. Les exigences légales à ce sujet sont actuellement les suivantes : en Wallonie (Code wallon du Logement), l’éclairage naturel requis est respecté si la superficie nette des vitrages muraux extérieurs et de toiture d’une pièce d’habitation atteint au moins respectivement 1/12e et 1/14e de la superficie plancher ; à Bruxelles, le Règlement Régional d’Urbanisme impose un éclairage naturel pour les locaux habitables (excepté les cuisines) de respectivement 1/5e et 1/12e de cette superficie.

« La PEB et les primes régionales influencent également la pose de vitrages », complète Laura Bonnave. « Cela concerne principalement l’isolation thermique, mais également le taux de lumière naturelle. »

1/14e et 1/12e de la superficie du plancher, voici les normes à respecter pour l’entrée de lumière naturelle dans une habitation (photo : Velux).

Et l’avenir ?

La FIV a récemment réfléchi à l’avenir du secteur. Après identification des principaux enjeux, elle a consulté ses membres afin de lister les différentes évolutions possibles. Elle a alors élaboré une vision permettant de maximiser la contribution du secteur verrier à une société bas carbone, tout en préservant sa prospérité économique. Avec deux chiffres à la clé : 36% (réduction des émissions de CO2 ambitionnée par le secteur verrier wallon d’ici 2050) et 2% (croissance du marché grâce à la transition bas carbone). « Toutefois », prévient inDUfed, « vu le climat fragile d’investissement, notre scénario prend comme hypothèse qu’une partie seulement de cette croissance sera réalisée en Wallonie avec les installations existantes. » Elle observe néanmoins que « l’augmentation de la durée de vie des produits, des produits plus légers et une hausse du taux de recyclage sont des éléments positifs. » Et qu’au niveau de l’outil de production, « une transition vers des fours plus efficaces, la mise en place de fours électriques et une utilisation de biocarburant sont des leviers possibles avec un niveau d’ambition acceptable. »   

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