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S’il fallait encore une réglementation de plus, autant qu’elle soit fondée sur une approche systémique

Techlink, la fédération professionnelle des installateurs de techniques, lance un appel pressant à faire de l’approche systémique une norme dans le paysage énergétique. Une telle approche devrait en effet être la seule envisageable. Par là, Techlink entend une approche holistique de la transition énergétique (et de la réglementation qui l’accompagne). En cette époque post-COVID, un […]

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2 décembre 2020 Temp de lecture 8 minutes

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Techlink, la fédération professionnelle des installateurs de techniques, lance un appel pressant à faire de l’approche systémique une norme dans le paysage énergétique. Une telle approche devrait en effet être la seule envisageable. Par là, Techlink entend une approche holistique de la transition énergétique (et de la réglementation qui l’accompagne).

En cette époque post-COVID, un climat réglementaire stable est plus que jamais indispensable pour pérenniser la poursuite de la croissance des énergies durables et pour atteindre les objectifs 2030-2050.

Les débats récents autour de la tarification des GRD, des taxes provinciales sur les installations photovoltaïques des entreprises, des conditions RESCert différentes suivant les régions ou même le manque criant et permanent d’installateurs techniquement formés, sont autant d’illustrations d’une approche trop fragmentée.

Le potentiel des installations photovoltaïques sur les toits de grande taille est encore important.

Une structure tarifaire stable pour le réseau, aussi pour le photovoltaïque

En réponse aux consultations menées par la VREG sur la méthodologie tarifaire pour les petits consommateurs, il a été répété que la mise en place d’une structure tarifaire stable et pérenne pour le réseau de distribution devait être pour Techlink un angle d’attaque majeur. Chaque nouvelle structure tarifaire influence en effet la propension à investir dans de petites installations photovoltaïques, les pompes à chaleur, la cogénération, les véhicules électriques et/ou le stockage décentralisé et à la demande.

Personne n’ignore en effet que les investisseurs, et sans doute les particuliers encore davantage que le B2B, décrochent lorsque ce cadre change sans cesse. Convaincre le citoyen d’agir en fonction des objectifs 2030-2050 est déjà en soi un immense défi en matière de communication.

Techlink demande donc toujours que la VREG et le ministre flamand compétent pour l’énergie créent davantage de cohérence et d’harmonisation dans le cadre d’investissements pour la production d’énergie décentralisée et la gestion de la demande.  Bref, on revient à nouveau à la pensée systémique.

Taxes provinciales sur les installations photovoltaïques

Cette politique fragmentée est un obstacle inutile là où une ligne droite devrait mener au but. Un problème qui perdure depuis plusieurs années déjà est le fait que chaque province peut lever séparément des taxes sur les surfaces exploitées des caves, greniers et toitures. Les provinces d’Anvers, du Limbourg et de Flandre-Orientale interprètent cependant cette taxe de sorte qu’elle s’applique également aux installations photovoltaïques sur les toits des entreprises.

Inutile de dire que cela va à l’encontre des autres messages des différents pouvoirs publics pour promouvoir et soutenir la production décentralisée d’énergie renouvelable.

Le potentiel des installations photovoltaïques sur les toits de grande taille est encore important (il suffit de regarder les chiffres de 2019), et pour continuer à exploiter celui-ci de manière optimale, il est urgent d’avoir un signal univoque – et non fragmenté, voire parfois contradictoire – afin que chacun puisse s’y mettre pour contribuer à réaliser les ambitions 2030-2050.

En cette époque post-COVID, un climat réglementaire stable est plus que jamais indispensable pour pérenniser la poursuite de la croissance des énergies durables.

Réglementation régionale/médiocrité

Les installateurs actifs aussi bien en Flandre qu’en Wallonie et à Bruxelles – et ils sont nombreux – ne s’y retrouvent bien souvent plus dans les cadres réglementaires qui diffèrent d’une région à l’autre. Lorsque les législateurs flamand, wallon, bruxellois et fédéral ne travaillent pas dans une même direction, le pari est rendu encore plus difficile à relever. Pensons par exemple au système de certification RESCert.

Belle ambition, mais pas (suffisamment) cadrée

La récente ambition de la ministre flamande de la mobilité de mettre en service 30 000 bornes de chargement encore sous cette législature, est de nature à rendre enthousiaste le secteur. Mais ici aussi, nous attendons impatiemment la vision plus large pour l’avenir dans laquelle cet objectif s’inscrirait. Au nom du secteur des installations, Techlink demande aussi une attention spécifique pour l’installateur du futur : enseignement et formation doivent anticiper ces nouveaux objectifs. En d’autres mots, faisons en sorte qu’un maximum d’entreprises du secteur soient impliquées dans les projets de transition énergétique pour concrétiser ces ambitions.

Conclusion

Les installateurs sont demandeurs d’un cadre législatif stable qui prenne en compte l’écosystème global et qui soit applicable sur le terrain. C’est seulement sur cette base que pourront être exploitées de manière optimale les opportunités (économiques) que crée la transition énergétique.    

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