Magazines / Nr 01 2020

Nr 01 2020

La plus grosse n’a plus la cote

« Et si le luxe, c’était l’espace ? » Cet ancien slogan publicitaire pour une grande familiale Renault résonne étrangement à l’heure où les activités humaines ont tant réquisitionné l’espace disponible qu’on en arrive à décréter un stop à l’artificialisation des terres. En effet, privatiser l’espace est devenu un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre dans notre petit pays surpeuplé.

Par conséquent, on prend (lentement et péniblement) conscience qu’il faut changer ses habitudes et modes de vie. Construire (et habiter !) n’importe quoi, n’importe où et n’importe comment est l’une de ces mauvaises habitudes à changer. Désormais, on évaluera avant tout s’il faut construire, ou s’il s’agit plutôt de rénover des bâtiments existants. Si on ne peut pas se passer d’une construction neuve, on en calibrera bien les dimensions au regard des contraintes actuelles et futures. Finies les constructions surdimensionnées, affichant la puissance de leur propriétaire par leur masse ou une débauche de matériaux aussi coûteux que superflus. La plus grosse n’a plus la cote, l’avenir est au compact.

Il faut densifier nos villes et villages. Les chantiers urbains, sur des parcelles enclavées à l’accès difficile, se multiplient donc. On referme les dents creuses, réaffecte d’anciens sites industriels (ou religieux !), et on construit de plus en plus en hauteur. Ce n’est pas un hasard si plusieurs articles dans ce numéro présentent des engins de chantier et accessoires toujours plus compacts et plus flexibles, pour travailler vite et bien dans les moindres recoins.

Quant au béton, que certains souhaitaient un peu vite enterrer (mais y croyaient-ils vraiment ?), le contexte actuel est plutôt de nature à pérenniser son rôle, moyennant une redéfinition de celui-ci. Sa flexibilité le prête aux plus grands chantiers comme aux petits, sous des formes et aspects très diversifiés, au grand bonheur des architectes. Et, malgré la percée récente de la construction bois, peu d’ingénieurs en stabilité imaginent pouvoir le remplacer quand il s’agit de construire en hauteur.

Mais alors, si l’espace est un luxe devenu impayable, comment élargir nos horizons ? Comment prendre de la hauteur ? Grâce à la culture, pardi !
C’est ce que vous propose l’ICA, institut tout récemment créé en Fédération Wallonie-Bruxelles, par la voix de sa directrice Audrey Contesse (voir sa Carte blanche en pages 42-43), pour qui construire est un acte culturel. Avec toujours la durabilité en point de mire, puisqu’il s’agit de laisser à nos enfants la possibilité de mener une vie agréable dans un environnement où nature et culture ne s’opposent plus, mais se complètent.

JE VOUDRAIS UN EXEMPLAIRE DE DEMONSTRATION OU ABONNEMENT.

Je voudrais un(e):