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Excellentes performances CO2 pour le béton de soufre certifié

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Les prescriptions et les règlements sont finalisés depuis 2018 et le béton de soufre peut donc être certifié sous la marque COPRO. Le soufre est utilisé comme liant pendant la production du béton, ce qui permet de réduire de 40% les émissions de CO2 pendant cette phase. « COPRO se focalise fortement sur l’économie circulaire et, à cet égard, ce produit a un important potentiel », précise Johan Mondelaers, responsable des produits en béton de soufre chez COPRO.

La marque COPRO (COntrôle de PROduits) est une marque collective dont COPRO est titulaire. Depuis plus de 35 ans, l’organisme de certification agit en tant que tierce partie indépendante et est responsable du contrôle des producteurs qui lancent sur le marché des produits de voirie, tant sous certificat COPRO que BENOR. En Flandre par exemple, depuis 1996, un décret de subvention oblige les communes et les gestionnaires de réseaux d’égouttage à utiliser des produits certifiés. Les inspections se faisant sur la base des normes et des règlements en vigueur, il est apparu nécessaire, en 2014, de mettre en place un conseil consultatif pour l’élaboration de ce règlement technique, sous la houlette du COPRO.

Le béton de soufre a une empreinte CO2 inférieure de 40% à celle du béton de ciment classique.

Conseil consultatif

Le conseil consultatif est composé de représentants des institutions publiques, des fabricants, des utilisateurs et des experts, parmi lesquels COPRO. Johan Mondelaers : « Suite à une question posée par le producteur de béton De Bonte en 2013, COPRO a organisé le premier conseil consultatif pour les produits en béton de soufre l’année suivante. Quatre ans et treize conseils consultatifs plus tard, ce conseil consultatif a approuvé le PTV 823 et le règlement d’application TRA 23, qui ont été ratifiés par l’organe d’administration de COPRO. Il y a actuellement une entreprise demandeuse de ce certificat. La procédure a donc été lancée. Pour nous, il s’agit d’un certificat orienté vers l’avenir, que nous souhaitons porter à l’attention des entreprises concernées. Car la certification, le contrôle et le suivi constituent une grande valeur ajoutée tant pour le fabricant que pour l’exploitant et l’utilisateur. »

Echelle de performance CO2

Le béton de soufre a une empreinte CO2 inférieure de 40% à celle du béton de ciment classique, un gain remarquable. En outre, le béton de soufre est entièrement recyclable, résistant aux acides et étanche, ce qui est très intéressant sur le marché de l’égouttage.

La certification du béton de soufre s’inscrit dans l’attention portée par COPRO à la circularité. Cela se manifeste également par la reconnaissance, en tant qu’organisme certificateur, de l’échelle de performance CO2. Elle incite les organisations à réduire leurs rejets en CO2 tant de manière structurelle qu’au sein même de l’organisation, ainsi que dans les projets et dans la chaîne d’approvisionnement. En coopérant et en innovant tout au long de cette chaîne, les organisations peuvent atteindre leurs objectifs. A l’instar d’autres systèmes de gestion, l’échelle de performance CO2 exige une amélioration ­continue de la connaissance, des mesures ­supplé­mentaires de réduction du CO2, ainsi qu’une bonne communication et coopération au sein de l’organisation. L’échelle de performance CO2 concerne principalement les économies ­d’énergie, la réduction du CO2, l’utilisation efficace des ­matériaux et l’utilisation d’énergies durables.

Le béton de soufre est entièrement recyclable, résistant aux acides et étanche, ce qui est très intéressant sur le marché de l’égouttage.

NTMB

Un autre indicateur qui témoigne de l’importance accordée par COPRO à l’économie circulaire est la gestion de la certification NTMB. Le système vise à réfléchir à la manière de répondre aux exigences de construction tout en utilisant des matériaux qui favorisent la nature et son développement. Les entreprises et les institutions qui souhaitent se conformer au système de certification NTMB doivent satisfaire à certaines ­exigences minimales ou y travailler. « Une attention toute particulière est accordée à l’autocontrôle du producteur/fournisseur/prestataire de services et aux principes de l’entrepreneuriat durable », conclut Johan Mondelaers.    

COPRO – Rapport d’activités 2020

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C’est avec une grande fierté que nous pouvons que le rapport d’activités 2020 de COPRO est maintenant disponible en ligne. Après 20 ans d’existence, ce rapport reprenant nombre d’informations détaillées sur nos activités a désormais pris une forme différente.

Nous avons décidé d’emprunter la voie numérique et avons abandonné notre traditionnelle version papier.

Sur cette version en ligne, qui fait partie intégrante de notre nouveau site Internet, vous pourrez retrouver toutes les informations auxquelles vous avez été habitués.

Plus tard dans le courant de l’année, nous lancerons une nouvelle plateforme d’échange d’informations relatives au secteur.

​Un produit certifié n’est pas l’autre

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Pour commencer, il est bon de rappeler quel a été le point de départ de la certification des produits de construction. 

Approbation obligatoire

A la fin des années ‘70 déjà, une obligation légale en vigueur dans le secteur de la construction publique stipulait qu’un produit devait être approuvé par le Fonctionnaire dirigeant avant de pouvoir être mis en œuvre. Cette procédure est très contraignante, coûteuse et prend beaucoup de temps.

Un organisme de certification, agissant comme une « tierce partie » impartiale et indépendante, supervise la crédibilité et l’efficacité de cet autocontrôle.

La certification comme solution possible

Le secteur lui-même s’est mis à la recherche d’une meilleure solution qui soit à la fois pratique, efficace, rapide et financièrement acceptable. Les maîtres d’ouvrage publics ainsi que les entrepreneurs ont demandé la mise en place de la certification de produits. Celle-ci prévoit que le contrôle continu de la conformité du produit fabriqué soit confié au producteur ou au fournisseur lui-même et qu’un organisme de certification, intervenant comme « tierce » partie impartiale et indépendante, veille à la crédibilité et à l’efficacité de cet autocontrôle. Cette surveillance se fonde principalement sur des inspections, effectuées par l’organisme de contrôle. Un producteur ou un fournisseur qui est capable de maintenir la conformité de son produit sur base d’un autocontrôle fiable et traçable et qui en fait la preuve, pourra voir son produit être certifié. 

Un référentiel technique comme fondement

Le fondement de l’autocontrôle du producteur ou du fournisseur, et donc aussi de la certification d’un produit, se fait toujours par rapport à un référentiel technique qui reprend les exigences techniques pour lesquelles le produit en question sera contrôlé (p. ex. résistance à la rupture, composition des matières premières, etc.).et auxquelles il devrait satisfaire. Ce référentiel technique peut être de différents types, en fonction du l’utilisation envisagée : une Norme (européenne), un Cahier des charges type, ou standard, un Cahier spécial des charges, une Prescription technique (PTV) rédigée en concertation avec des représentants du secteur, des dispositions particulières voulues par le maître d’ouvrage ou l’auteur de projet, etc. 

Plusieurs référentiels techniques

Un produit peut ainsi être certifié en fonction de l’utilisation qui en est souhaitée, et, ce faisant, être conforme à un ou plusieurs documents de référence. Par exemple, en Région wallonne [1], les dispositifs routiers de retenue (aussi appelés glissières de sécurité) posés le long des autoroutes sont soumis à marché public. Ils doivent être conformes aux Normes européennes et au PTV d’application d’une part, et aux spécifications du Cahier des charges type pour la construction routière (le Qualiroutes) d’autre part. Certains producteurs peuvent ainsi proposer des dispositifs routiers de retenue certifiés suivant toutes ces exigences.

Bien que presqu’exclusivement utilisés dans le cas de marchés publics, on pourrait imaginer le cas d’applications plus spécifiques – comme la pose de ces dispositifs le long d’un circuit automobile –, pour laquelle une certification reposant sur les spécifications d’un Cahier spécial des charges pourrait être demandée. Ainsi, un même produit certifié (ici des dispositifs de retenue routiers), pourra l’être suivant des spécifications différentes et particulières. La question n’est pas de savoir si un produit est meilleur que l’autre, mais simplement de se rendre compte que le référentiel technique est différent et qu’il faut y être attentif.

En Flandre, les mélanges bitumineux destinés à des travaux routiers, pour lesquels un marché public a été lancé, sont certifiés suivant la Norme européenne et le PTV qui sont d’application, d’une part, et suivant les spécifications du Cahier des charges standard (Standaardbestek 250) pour la construction routière, d’autre part.

Vérification par le biais e la fiche technique

Dans tous les cas, cela signifie que l’organisme indépendant « tierce » partie a suffisamment confiance en l’autocontrôle du producteur ou du fournisseur à produire de manière continue et avec un niveau de performance constant des produits suivant des exigences données. 

Il est important que toutes les parties sachent quelles sont ces exigences pour chaque produit. Pour que cela soit clair pour tout le monde, les documents techniques de référence sont mentionnés sur les fiches techniques des produits.   

La seule façon de s’assurer, en tant qu’utilisateur, qu’un produit a été certifié sur la base de votre document technique de référence est de consulter la fiche technique de ce produit et de la vérifier.

En conclusion, quel que soit le projet, si le maître d’ouvrage se voit proposer des produits certifiés, et même si le Cahier des charges prescrit une certification bien précise (p. ex. BENOR, COPRO, …), il ne peut se contenter de les accepter sur la seule base des attestations ou de la marque de qualité. Ces documents signalent « seulement » que le produit a fait l’objet d’un suivi de certification et que l’on a confiance dans le fait que le producteur produise un produit donné suivant des spécifications données. Mais il reste les caractéristiques du produit lui-même, qui doivent être vérifiées sur la fiche technique du produit. 

Tous les produits certifiés par COPRO disposent d’une fiche technique qui peut être consultée sur notre site Internet via les onglets MY COPRO ou « Fiches techniques » et qui vous renseigneront sur les caractéristiques contrôlées ainsi que sur les référentiels techniques d’application. Le tableau ci-après reprend les produits que COPRO peut également certifier sur la base d’autres référentiels que les traditionnels Cahiers de charge type ou standard.

Morale de l’histoire : si vous voulez être certain qu’un produit certifié réponde bien à vos exigences et puisse être utilisé dans le cadre de votre application, vérifiez la marque de qualité ET la fiche technique.  

[1] La certification, sans être prescrite, peut également être utilisée et valorisée dans le cadre de marchés publics de construction routière. Il en va de même en Région bruxelloise.   

Principaux produits que COPRO peut également certifier sur la base d’autres référentiels que les traditionnels Cahiers de charge type ou standard APPELATION

Secteur Béton et Granulats
Granulats traités physico-chimiquement 
Granulats recyclés
Granulats secondaires
Mélanges traités aux liants hydrauliques

Secteur Equipement routier
Géogrilles
Géotextiles
Produits de voirie en matériaux composites
Revêtements en matière synthétique pour regards et chambres d’inspections
Produits de voirie en fonte

Secteur Produits bitumineux et apparentés
Enrobés bitumineux
Asphalte coulé

COPRO octroie le premier certificat de sensibilisation aux émissions de CO2 à Willemen Infra

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L’Echelle de performance CO2 est un système de management visant les rejets de CO2. Elle stimule les entreprises à réduire leurs émissions de CO2 de manière structurelle, tant dans leur fonctionnement que dans leurs projets ainsi que dans leurs chaînes d’approvisionnement. Suite à la réussite de l’échelle de performance CO2 aux Pays-Bas, les autorités flamandes, wallonnes et bruxelloises ont décidé en 2019 de tester l’échelle de performance CO2 jusqu’en 2022 sur une vingtaine de grands marchés publics du secteur de la construction. Les entreprises qui réduisent leurs émissions de CO2 auront plus de chances de remporter des marchés publics à l’avenir. 

COPRO est le premier organisme de certification belge qui peut guider les entreprises belges tout au long de cette démarche et propose ce nouveau service depuis septembre 2020. Nous sommes ravis d’avoir mené à bien le processus de certification avec Willemen Infra et de pouvoir le conclure de manière positive avec l’attribution du tout premier certificat belge selon le manuel de l’Échelle de performance CO2, version 3.1. 

COPRO est convaincu que de plus en plus d’entreprises feront le choix de faire constater de manière impartiale leur engagement à réduire leur empreinte en CO2. COPRO se réjouit de pouvoir oeuvrer comme organisme impartial. Nous félicitons très chaleureusement Willemen Infra pour l’obtention de ce certificat. 

À l’occasion de cet événement, une courte téléconférence a été organisée pour saluer les réalisations de l’entreprise en matière de réduction de ses émissions de CO2. En raison des mesures dues au Covid, il n’a pas malheureusement été possible de remettre le certificat sur place. Notre CEO Dirk Van Loo et notre responsable en matière de certification durable, Kim De Jonghe ont donc remis le certificat de manière virtuelle à Kurt Kesteloot de Willemen Infra et à Tom Willemen du Willemen Groep. 

Directeur général de Willemen Infra Kurt Kesteloot avec la remise digitale du certificat

Kurt Kesteloot, directeur général de Willemen Infra: “Grâce à l’échelle de performance CO2, nous avons désormais une vision complète de la quantité de CO2 que nous émettons au sein de notre organisation. En tant que Willemen Infra, nous voulons réduire notre empreinte écologique autant que possible et le faire savoir à nos partenaires. Nous utilisons différents systèmes de gestion pour mettre en pratique notre politique de durabilité en élaborant des actions concrètes sur chacun de nos lieux de travail ». 

Kim De Jonghe, responsable en matière de certification durable chez COPRO : Je suis heureuse de pouvoir attribuer le premier certificat à une organisation telle que Willemen Infra et j’espère qu’en tant qu’acteur de premier plan sur le marché, elle donnera l’exemple à d’autres entreprises pour qu’elles se concentrent également sur la réduction des émissions de CO2 dans le secteur de la construction et des infrastructures. 

Dirk Van Loo, CEO de COPRO : “La confiance dans la qualité, la sécurité et la durabilité des produits de construction est confirmée depuis des décennies par des organismes impartiaux, comme COPRO. Avec l’échelle de performance CO2, un outil est maintenant également disponible pour garantir les efforts au niveau de la réduction de l’’empreinte en CO2 dans le secteur des infrastructures ». 

Le nouveau service qui s’attache à l’échelle de performance CO2 s’inscrit dans la vision de COPRO, qui souhaite se consacrer davantage à la durabilité. D’autres initiatives antérieures telles que l’introduction d’exigences en matière de durabilité sous les marques de qualité COPRO et BENOR, la contribution au projet de la gestion du système NTMB, la transition numérique et notre nomination en tant qu’Ambassadeur du climat par le « VOKA Vlaams-Brabant » s’inscrivent dans cette démarche. 

L’organisme de certification COPRO impliqué dans le projet belge d’échelle de performance CO2

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Les autorités flamandes et wallonnes ont décidé de tester l’échelle de performance CO2 jusqu’en 2022 dans le cadre d’une vingtaine de grands marchés publics de construction et d’infrastructures. Les entreprises réduisant leurs émissions en CO2 obtiendraient ainsi un avantage en termes d’attribution de marchés publics.

L’échelle de performance CO2 est un système de gestion du CO2 qui encourage les entreprises à réduire leurs émissions en CO2 de manière structurelle, tant dans leur fonctionnement que dans leurs projets ainsi que dans leurs chaînes d’approvisionnement. Ce système est déjà utilisé au Pays-Bas comme instrument lors des adjudications ainsi que pour en vérifier les effets.

L’outil se compose de deux parties :

• Un système de certification de l’échelle de performance CO2  mettant l’accent sur une réduction structurelle du CO2 .

Une liste de critères d’attribution pouvant être inclus dans des marchés publics et conférant un avantage en termes d’attribution aux entreprises certifiées.

Si un pouvoir adjudicateur souhaite octroyer un avantage sur la base de l’échelle de performance CO2 , il doit inclure la liste des critères d’attribution ainsi que leur niveau d’ambition dans son cahier spécial des charges.

Une entreprise qui dépose une offre indique ensuite à quels critères d’attribution elle répondra lors de l’exécution du projet (= le niveau d’ambition). Plus le niveau d’ambition est élevé, plus l’avantage obtenu par le soumissionnaire est important. Après l’attribution du marché, ce niveau d’ambition devient une partie de ses conditions d’exécution. Si le niveau d’ambition promis n’est pas atteint, une sanction est infligée. Il incombe à l’entreprise de prouver, lors de l’exécution du marché, que le niveau d’ambition promis a été atteint. Cette preuve peut être apportée de deux manières :

Soit au niveau de l’entreprise même, celle-ci disposant d’un certificat de sensibilisation aux émissions de CO2 conforme à l’échelle de performance CO2 .Ce certificat est accepté comme preuve que l’entreprise satisfait au niveau d’ambition promis. Le certificat est donc réputé couvrir l’objet du marché.

• Soit l’entreprise décide de se faire certifier au niveau du projet conformément à l’échelle de performance CO2. Dans ce cas, seul le projet considéré satisfait au niveau d’ambition annoncé.   

Dans la pratique, la première option est généralement utilisée, car elle présente le moins de risques pour les entreprises et est économiquement la plus avantageuse.

Pour obtenir un certificat de sensibilisation aux émissions de CO2 au niveau de l’entreprise, celle-ci doit se conformer au niveau souhaité de l’échelle de performance CO2 tel que décrit au Manuel de référence propre à l’échelle de performance CO2 .

L’Echelle de performance CO2 comprend 5 niveaux, allant de 1 à 5. Pour atteindre un certain niveau, une société et ses projets doivent satisfaire à certaines exigences fixées. Du niveau 1 à 3, il est surtout question des émissions, de la consommation énergétique de l’organisation elle-même ainsi que de ses projets. A partir des niveaux 4 et 5, en plus des émissions et de la consommation énergétique du secteur tout entier et des différentes chaînes, les émissions et la consommation énergétique de sa propre organisation sont aussi prises en considération, et une attention particulière est portée aux projets d’innovation.

Les exigences reprises au Manuel de référence propre à l’échelle de performance CO2 sont définies à chaque niveau par 4 approches, chacune ayant son propre coefficient de pondération :

• Compréhension de l’empreinte CO2 et des flux énergétiques ;

• Réduction des émissions en CO2 via le développement d’objectifs ;

• Transparence via une communication sur la gestion du CO2 ;

• Participation à des initiatives dans le secteur.

Comme toutes les autres normes relatives aux systèmes de management, le processus de certification se déroule en un cycle fixe de 3 ans.

La certification obtenue garantit le fonctionnement efficace du système de gestion du CO2 pour l’organisation et ses projets grâce à des évaluations annuelles portant sur l’ambition, la réduction et l’amélioration continue.

COPRO dispose d’une équipe d’auditeurs compétents ayant une connaissance approfondie de l’échelle de performance CO2 et possédant les qualifications nécessaires, qui peuvent aider les sociétés qui le souhaitent pendant tout le processus. L’ensemble du parcours de certification est proposé tant en français qu’en néerlandais.

En tant qu’organisme de certification, COPRO participera également à l’évaluation et à l’amélioration de l’ensemble du système, notamment en l’adaptant au contexte particulier du marché belge.    

La certification d’exécution des dispositifs de retenue routiers est sur la rampe de lancement

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L’un des domaines retenus concerne l’installation et la réparation de dispositifs de retenue routiers. « La qualité des produits en elle-même peut être excellente, mais si ceux-ci ne sont bien pas posés et/ou entretenus, leur fonctionnement et la sécurité en général sont menacés. Par la certification d’exécution, nous voulons éviter cela et responsabiliser les entrepreneurs », explique-t-on chez COPRO.

« La certification d’exécution est une reconnaissance pour les entrepreneurs qui font du bon travail et donc un moyen idéal de séparer le bon grain de l’ivraie », estime Wim Gillis de WG-Aannemingen.

La certification d’exécution est un sujet brûlant dans le secteur des travaux routiers et d’infrastructures. Le concept est né à l’initiative de différents acteurs importants, dont AWV, VLARIO, Infrabel, Farys, SPW, FBEV et Bouwunie. En tant qu’organisme indépendant de contrôle et de certification, COPRO a reçu pour mission de donner vie à toutes les attentes, idées et exigences en mettant au point un système fonctionnel. « Assurant également la certification de produits, nous étions nous-mêmes demandeurs car nous sommes bien conscients qu’une exécution parfaite est nécessaire pour arriver à un résultat correct. La certification d’exécution nous permet de boucler la boucle », expliquent Ruben Verbeke et Kim Vandenhoeke de COPRO. « Dans les marchés publics classiques, le prix est le critère déterminant et il n’est pas toujours évident de garantir la qualité. De nombreux maîtres d’ouvrage étaient donc en attente d’une autre approche. Grâce à la certification d’exécution, ils peuvent désormais être assurés que les entrepreneurs suivent certaines procédures pour obtenir le niveau de qualité exigé, qui sera par ailleurs contrôlé par COPRO. Les entrepreneurs qui satisfont à ces exigences se voient octroyer un certificat qu’ils peuvent faire valoir en utilisant la marque COPRO.EXE, qui fait office en quelque sorte de label de qualité. »

Tout sauf un luxe inutile

La marque COPRO.EXE est déjà d’application en Flandre pour l’évacuation des enrobés goudronneux, mais se voit actuellement élargie à d’autres applications spécifiques, comme les dispositifs de retenue routiers. « Cela concerne des applications très spécifiques (barrières de sécurité, atténuateurs de choc, éléments de transition entre les barrières de sécurité, éléments d’extrémité, lisses de sécurité moto) qui sont sujettes à une norme. Une exécution de qualité peut dans ce cas être une question de vie ou de mort et, par conséquent, une certification d’exécution pour ces dispositifs de retenue est tout sauf un luxe inutile », insistent Ruben Verbeke et Kim Vandenhoeke. « Sur la base des recommandations formulées par un conseil consultatif composé d’instances représentatives des maîtres d’ouvrages, des parties chargées de l’exécution, des utilisateurs et d’experts, les exigences auxquelles une exécution de qualité doit satisfaire sont rassemblées dans une Prescription technique (PTV), tandis qu’un Règlement spécial (BRS) est rédigé avec les règles à suivre par les détenteurs d’un certificat. Les entrepreneurs seront non seulement amenés à effectuer des contrôles eux-mêmes, mais seront également soumis à des inspections périodiques de chantier menées par des experts de COPRO. Le principe est que les dispositifs de retenue routiers puissent afficher les mêmes performances que dans le laboratoire où ils ont été testés préalablement. Les points d’attention sont par exemple l’usage correct des matériaux, les liaisons boulon-écrou adéquates, une hauteur d’installation conforme, etc. »

Le principe est que les dispositifs de retenue routiers puissent afficher les mêmes performances que dans le laboratoire où ils ont été testés préalablement.

Contribution active à la sécurité routière

La certification d’exécution des dispositifs de retenue routiers est déjà prévue depuis 2019 dans le ‘Standaardbestek 250’. Nous espérons que les autres Cahiers des charges type suivront. Les maîtres d’ouvrage peuvent et pourront donc exiger que certains travaux soient réalisés par un entrepreneur disposant d’un certificat d’exécution, de manière à être assurés d’une installation et d’un entretien de qualité. « Un grand pas en avant », estime Erik De Bisschop, conseiller en équipements routiers chez AWV. « Des ouvertures superflues, des éléments de transition mal raccordés, des armatures de structures en béton qui laissent à désirer, des applications non adaptées aux caractéristiques du sol, … : autant de défauts à éviter absolument lorsqu’on brigue la sécurité. Nous trouvons d’ailleurs important de responsabiliser les entrepreneurs et de les stimuler à fournir un travail de qualité. Avec la certification d’exécution, nous disposons d’un atout de grande valeur pour ce faire. Les PTV pour les dispositifs de retenue routiers en acier et béton préfabriqué sont prêts, mais il faudra encore patienter pour ceux relatifs aux dispositifs en béton coulé sur place. C’est la raison pour laquelle nous accordons encore un peu de répit aux entrepreneurs pour obtenir la marque COPRO.EXE. Ce n’est qu’en 2021 que nous imposerons explicitement la détention d’un certificat d’exécution dans le cadre de travaux de voirie et d’infrastructure. »

Juste équilibre

En résumé : le système de certification d’exécution pour les dispositifs de retenue routiers a fait l’objet d’une étude approfondie, a été mis au point en concertation avec le secteur et est prêt à être lancé. L’un des nombreux entrepreneurs espérant obtenir la marque COPRO.EXE à court terme, est WG-Aannemingen, dont l’une des activités consiste en la pose de SafetyBlocs provisoires en béton préfabriqué sur les chantiers routiers. « L’introduction d’une certification d’exécution est une très bonne chose », estime Wim Gillis, gérant.
« Il s’agit d’une reconnaissance pour les entrepreneurs qui font du bon travail et donc un moyen idéal de séparer le bon grain de l’ivraie. J’ai moi-même siégé dans le conseil consultatif, et ai remarqué combien les recommandations des entrepreneurs étaient prises en compte pour arriver à quelque chose de réaliste. Une excellente collaboration a permis de trouver le juste équilibre tant pour les parties chargées de l’exécution que pour celles amenées à la contrôler, avec l’amélioration de la qualité d’exécution et la sécurité routière comme objectifs communs. Nous n’avons donc pas douté un seul instant et avons entamé immédiatement la procédure pour obtenir la marque COPRO.EXE ! ”

« Puisqu’il s’agit ici de sauver des vies, le petit coût supplémentaire pour obtenir la marque COPRO.EXE en vaut bien la chandelle », souligne David De Saedeleer de DESAMI.

Dans les starting blocks

En tant qu’entrepreneur spécialisé dans la fabrication et l’installation de glissières de sécurité en métal, David De Saedeleer, gérant de DESAMI sprl, a également fait partie du conseil consultatif. Pour lui, il est logique que COPRO assure l’audit de l’étape finale du processus, après avoir déjà procédé à la validation des crash tests, vérifié la qualité des produits en sortie d’usine et même celle des matériaux réceptionnés sur chantier. « COPRO possède ainsi une expertise objective qu’il peut mettre à disposition pour améliorer encore la qualité lors de la réception des installations. Pour notre part, outre la satisfaction d’avoir une glissière bien installée et donc plus efficiente au niveau sécurité, nous verrons notre responsabilité d’autant mieux couverte en cas de litige. Il est évident que, puisqu’il s’agit ici de sauver des vies, un petit coût supplémentaire en vaut bien la chandelle. Je suis dans les starting blocks pour introduire une demande de certification dès que la procédure sera opérationnelle. Mieux, nous avons déjà créé en interne une procédure équivalente pour mettre en place une traçabilité administrative afin que notre personnel soit fin prêt quand il le faudra. »   

Le Département flamand de l’Environnement confie la gestion du système NTMB1 à COPRO

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En septembre, l’asbl COPRO a repris la gestion du système NTMB du Département flamand de l’Environnement (DOMG). Ce faisant, l’asbl COPRO veut ainsi promouvoir la qualité de techniques naturelles destinées aux travaux d’infrastructure.

Au cours des dernières décennies, l’impact de l’homme sur son environnement est devenu de plus en plus manifeste. Les effets du réchauffement climatique se font fortement ressentir dans nos régions densément peuplées. L’importance de zones vertes de qualité devient de plus en plus évidente. Le déclin de la biodiversité, l’effet d’îlots de chaleur urbain, les inondations, … nous montrent qu’il est grand temps de réagir.

En 2014, le Département flamand de l’Environnement a créé le système de gestion NTMB en réponse à une demande de solutions de qualité plus respectueuses de l’environnement destinées aux travaux d’infrastructure. Travailler selon les principes de la construction écologique et technico-naturelle vise à concilier contraintes constructives et utilisation de matériaux offrant des perspectives de développement naturel.

A partir de la version 3.1 du “Standaardbestek 250 voor de Wegenbouw” (Cahier des charges type 250 pour la construction routière) ces principes seront repris pour 4 groupes de produits : matériaux vivants, bois et produits dérivés, géotextiles naturels et matériaux composites naturels.

En tant que nouveau gestionnaire du système de gestion NTMB, l’asbl COPRO, non seulement, poursuivra le système existant, mais souhaite l’étendre également à d’autres groupes cibles, applications et produits.

Le fait d’intervenir comme dépositaire du système de gestion NTMB s’inscrit dans la vision de l’asbl COPRO, qui souhaite se consacrer davantage à la durabilité. D’autres initiatives antérieures telles que l’introduction d’exigences en matière de durabilité sous les marques de qualité COPRO et BENOR, la contribution au projet de certification d’échelle de performance CO2, la transition numérique et la candidature en tant qu’Ambassadeur du climat pour le « VOKA Vlaams-Brabant » s’inscrivent dans cette démarche.

Dirk Van Loo, CEO de COPRO: « La qualité des projets d’infrastructure transcende de plus en plus « la durée de vie » et englobe également « la manière dont ils sont conçus, construits, entretenus et remplacés ». Le caractère « durable » de ces différentes phases devient de plus en plus important pour tous les partenaires. COPRO soutient cette évolution et souhaite donc continuer, en collaboration avec l’ensemble du secteur, à aligner le système de gestion NTMB sur les besoins de l’avenir. »

Lien van Besien, département Environnement : « Dans le secteur de la construction, non seulement les aspects liés à l’environnement, mais aussi, de plus en plus, les aspects plus larges orientés vers l’environnement sont pris en compte. Comme le paysage de notre région densément peuplée doit remplir un nombre croissant de fonctions différentes, il est important de les combiner de manière qualitative. L’intégration entre les interventions techniques (de construction) antérieures au service de l’homme, d’une part, et les aspects environnementaux du paysage tels que la nature et la gestion de l’eau, d’autre part, est contenue dans les principes de construction environnementale nature-technique. Nous aimerions intégrer davantage d’exigences de qualité dans ce système de soins.

Bruxelles Mobilité et COPRO forment un beau tandem dédié à la qualité

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La Région de Bruxelles-Capitale attache une grande importance à la qualité de ses projets d’infrastructure et a donc décidé de soumettre les produits destinés à ses chantiers à un contrôle renforcé de la production. Dans ce contexte, un accord a été conclu avec l’organisme de certification COPRO à la fin de 2018.

COPRO agit en tant que tierce partie indépendante depuis plus de 35 ans et est chargé de contrôler les producteurs qui mettent sur le marché des produits routiers sous certificats COPRO et BENOR. L’objectif de l’accord entre COPRO et la Région de Bruxelles-Capitale (RBC) est d’améliorer la qualité des enrobés bitumineux utilisés afin d’encadrer et de limiter les causes des dommages. La RBC donne à COPRO l’ordre d’effectuer des inspections dans le cadre du contrôle renforcé de la production. Ces inspections sont effectuées dans l’unité de production du producteur d’enrobés bitumineux. Si le producteur possède déjà un certificat COPRO, les inspections sont effectuées en complément des inspections classiques visant l’obtention de la certification COPRO.

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Celui qui a emprunté les routes de Bruxelles ces dernières années peut difficilement ignorer que le nombre de dommages aux revêtements routiers ne peut plus se compter sur les doigts d’une seule main.

 

La RBC décide, chantier par chantier, s’il est nécessaire que COPRO effectue des inspections. À cette fin, elle en donne l’ordre à COPRO, et lui envoie préalablement les fiches techniques des enrobés bitumineux qui seront mis en œuvre sur le chantier en question. Avant même le début des inspections, COPRO vérifiera si les enrobés bitumineux proposés satisfont aux prescriptions du Cahier des Charges Type 2015 et en fera rapport à la RBC. Lors des inspections elles-mêmes, COPRO contrôlera la conformité à la fiche technique des enrobés bitumineux livrés sur le chantier concerné. COPRO établira un rapport comprenant l’ensemble des remarques ainsi que des observations rencontrées et en rendra compte à la RBC.

Longévité et qualité

La collaboration entre COPRO et la RBC a débuté au début de 2019 et se poursuivra en 2020. En 2019, une vingtaine d’inspections ont été effectuées pour dix-sept chantiers différents. Mais début 2020, les chantiers de la RBC, eux non plus, n’ont pas pu échapper ni à la crise du Coronavirus, ni aux mesures y associées. Entre-temps, ces travaux ont toutefois repris et COPRO pourra poursuivre les inspections sur un grand nombre d’entre eux. Son expertise à l’appui, COPRO assistera donc la RBC, en espérant que cette étroite collaboration se traduira par des routes de meilleure qualité avec une durée de vie plus longue, profitant ainsi à tout le réseau routier bruxellois. Nous espérons sincèrement que les usagers de la route pourront en faire l’expérience par eux-mêmes.


Bruxelles Mobilité

Bruxelles Mobilité gère l’ensemble des voiries régionales de la capitale et rénove de 120 000 à 160 000 m² de couches de roulement en revêtement hydrocarburé chaque année. Cela représente 9000 à 12 000 t d’enrobés par an. Bruxelles Mobilité ne disposant pas de laboratoire interne pour l’analyse des matériaux, elle s’est associée à COPRO pour faire contrôler et certifier ceux-ci. « Nous gérons un patrimoine routier situé dans une zone à forte densité urbaine avec son lot de problèmes de congestion, nous devons donc nous assurer d’une grande qualité de l’exécution, afin d’éviter de rallonger les chantiers ou d’intervenir à nouveau une fois ceux-ci terminés ! », explique-t-on chez Bruxelles Mobilité.

« Un rapport détaillé est transmis à l’administration sur les conditions de production et les points d’attention et d’amélioration à mettre en œuvre pour les productions futures. On trouve également dans les remarques du rapport les températures, les documents de livraison, l’adéquation des camions, les matières premières en stock, … Cette première année de collaboration donne des résultats très satisfaisants, avec un meilleur contrôle en amont de la qualité des produits. Cette collaboration sera bientôt élargie à la ‘Procédure d’enregistrement des enrobés bitumineux’ qui consistera à bien préciser les rôles des différents acteurs : producteur, entrepreneur, COPRO, laboratoires externes éventuels et maîtres d’ouvrage. »

Les avantages de la certification des géotextiles

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Depuis plus de vingt ans, l’organisme de contrôle COPRO délivre des certificats BENOR aux fabricants de produits textiles perméables. « En fonction de l’application du produit, on détermine quels contrôles celui-ci doit subir et quelles valeurs il doit atteindre », explique Kris Vandenneucker, responsable produit chez COPRO pour les géotextiles, géogrilles et produits de voirie en métal.

La marque de qualité volontaire BENOR offre depuis plus de quarante ans déjà une garantie de qualité sur une large gamme de produits de construction. COPRO a été désigné comme organisme sectoriel pour la certification BENOR d’une série de ces produits de construction, comme par exemple les dispositifs de retenue routiers, les mélanges traités aux liants hydrauliques, le béton routier, les tuyaux en fonte et les géotextiles.

« Un géotextile est, suivant les cas, un textile soit tissé soit non-tissé, principalement à base de polypropylène, utilisé dans le secteur de la construction », précise Kris Vandenneucker. « Un géotextile a quatre fonctions essentielles : séparer, renforcer, filtrer et drainer. Il existe pour les géotextiles différentes normes d’application, comme par exemple pour les voiries, les voies ferrées, les travaux de fondation et de terrassement, les systèmes de drainage, la protection des berges, etc.
Des tests de résistance à la traction et à la perforation, de perméabilité à l’eau et d’ouverture de filtration caractéristique sont quelques exemples de contrôles imposés lors de la certification de géotextiles. Pour certaines applications, la perméabilité à l’eau est plus importante que par exemple la résistance à la traction. Mais des combinaisons sont également possibles. Un chantier avec un important trafic de camions nécessite un géotextile à la fois résistant et supportant un certain pourcentage d’allongement. »

Pose d’un géotextile certifié BENOR à Bierset.

 

BENOR

Kris Vandenneucker : « La marque BENOR s’appuie sur des PTV, qui décrivent les prescriptions techniques. Le certificat ne requiert pas seulement la réalisation de contrôles, mais impose également d’atteindre une valeur minimale ou maximale déterminée. Nous nous rendons chez les fabricants pour assister aux tests et vérifier leurs procédures de contrôle, et faisons en plus appel à des laboratoires externes accrédités pour l’analyse des échantillons.  Lors d’adjudications, les pouvoirs publics posent des exigences quant à la qualité des géotextiles. La conformité à ces exigences est garantie par la certification BENOR. En Flandre, le cahier des charges type SB 250 renvoie directement au PTV 829 et à la certification BENOR. En Région de Bruxelles-Capitale et en Wallonie, les choses sont un peu différentes. »

Ainsi, le cahier des charges type de la Région bruxelloise (le CCT 2015) prévoit dans la partie traitant des réceptions techniques préalables (Art. 42) qu’un produit BENOR ou équivalent, pour autant que les prescriptions du cahier des charges soient couvertes, puisse être réceptionné sans devoir recourir à des essais de réception technique préalable qui, pour rappel, sont à charge de l’adjudicataire. En Région wallonne, le cahier des charges Qualiroutes fait clairement mention du PTV 829, qui reprend les spécifications techniques de la marque BENOR.

De facto, si un adjudicataire présente un géotextile BENOR (conforme au PTV 829) ou équivalent, la réception par le fonctionnaire dirigeant en sera facilitée (sur base des fiches techniques) et se fera sans frais de contrôles supplémentaires. Dans les autres cas, si des essais de réception technique devaient être demandés, leurs coûts pourraient être supportés par l’adjudicataire, pour autant que ces frais soient clairement mentionnés aux documents de marché. Même si l’approche diffère de ce qui se fait en Flandre, on constate donc que tant en Région bruxelloise qu’en Wallonie, outre l’aspect qualitatif évident, l’usage des marques volontaires simplifie et facilite le processus de réception technique, en offrant la possibilité de s‘affranchir des contrôles et des coûts y afférents.

Chaque produit certifié a droit à une fiche technique approuvée par COPRO, disponible en ligne.

 

Contrôle

« Tout qui possède un certificat est soumis chaque année à des contrôles répétés. Pour les géotextiles, on travaille avec un système de points », explique Kris Vandenneucker. « On débute avec un nombre de points de base. Quand un fabricant entre dans le système, huit inspections sont prévues par an. Le fabricant qui ne reçoit pas ou peu de remarques et qui conserve donc ses points peut demander une diminution de la fréquence des contrôles. Quatre contrôles par an constituent cependant le minimum absolu. En cas de remarques, c’est au fabricant de prendre les mesures nécessaires pour y remédier. »

Extranet

Pour une procédure encore plus fluide, COPRO a lancé l’Extranet. « A chaque produit certifié correspond une fiche technique approuvée par COPRO. Tout fonctionnaire dirigeant peut ainsi consulter la fiche produit directement en ligne et vérifier que le produit dispose de la bonne certification, ainsi que prendre connaissance de ses caractéristiques et domaines d’applications. En outre, la validité d’une fiche peut être contrôlée grâce à un code QR. Car un certificat en tant que tel ne dit pas tout. Un fabricant de vingt types différents de géotextiles ne possède pas forcément un certificat pour tous ces types. Ce qui peut mener à des malentendus. L’Extranet est là pour les éviter. Si la fiche produit ne se trouve pas sur notre Extranet, c’est que le produit n’est pas certifié », conclut Kris Vandenneucker. 

COPRO reste une entreprise dynamique dans un secteur souvent marqué du sceau d’un certain immobilisme

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COPRO est un organisme de certification et de contrôle spécialisé dans le secteur de la construction routière et de l’infrastructure en Belgique. Il s’est donné pour mission d’organiser, de coordonner, d’harmoniser et de promouvoir la qualité dans son secteur de compétence. Pour atteindre cet objectif, il emploie quelques 40 personnes, principalement des ingénieurs, tous spécialisés à divers degrés, dans les domaines évoqués plus haut.

Les origines

Fin des années 70, l’élaboration d’un nouveau modèle de cahier des charges pour les travaux publics d’infrastructure a entraîné avec lui une nouvelle approche du « contrôle des matériaux ».
L’incorporation des produits à un chantier était conditionnée à leur contrôle préalable et à leur approbation par le fonctionnaire dirigeant ou son représentant – c’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui. Les prélèvements d’échantillons sur chantier, les essais en laboratoire et l’attente des résultats pouvaient constituer des obstacles à la bonne marche des travaux.

COPRO

Une route durable commence par un produit de qualité.

 

Les maîtres d’ouvrages publics ainsi que les entrepreneurs de travaux de voiries proposèrent une solution, la certification : il s’agissait de confier à un organisme indépendant et impartial le contrôle en continu des produits pendant leur fabrication, ainsi que de vérifier leur conformité par rapport aux spécifications du  cahier des charges type. C’est ainsi que COPRO naquit en 1983, et qu’on lui confia tout particulièrement la tâche de s’occuper des produits liés aux travaux de voiries et d’infrastructures.  Les fondements de ces dispositions générales sont repris dans le cadre des Arrêtés royaux d’application (Art. 41, 42, 43 de l’Arrêté royal établissant les règles générales d’exécution des marchés publics et des concessions de travaux publics de 2013, et Art. 22 de son Arrêté royal modificatif de 2017).

Depuis la date de fondation de COPRO, les structures administratives de notre pays ont bien changé et les compétences en matière d’infrastructures et de construction routière ont été transférées de l’état fédéral vers nos trois Régions. Cependant, les principes tels qu’énoncés plus haut restent toujours valables.

Le marquage européen CE et la certification de produits

COPRO

La qualité d’exécution est primordiale dans l’optique d’un résultat final répondant parfaitement aux attentes.

 

Début des années 90, l’apparition du marquage européen CE obligatoire, visant à faciliter la libre circulation des produits au niveau de l’Union européenne, a entraîné des changements importants dans le secteur de la certification et du contrôle.  Ce marquage ne peut être considéré comme une marque de qualité car tous les produits couverts par les directives « produits » doivent le porter, et qu’il ne concerne que les caractéristiques fondamentales sur lesquelles les Etats membres se sont mis d’accord (RPC – Règlement de produits de construction) en ne considérant pas d’autres aspects techniques qui peuvent être importants pour certains utilisateurs. Dans ce contexte, la certification volontaire (p. ex. celle visant les marques de qualité volontaires BENOR et COPRO) reste utile pour attester de la qualité de produits par rapport à des exigences importantes dont les performances ne pourraient pas être entièrement évaluées à partir d’une norme harmonisée. COPRO
reste attentif à cet aspect.

Evoluer en phase avec les systèmes d’évaluation de la qualité et les nouvelles technologies

L’approche visant à s’attacher aux caractéristiques des produits ne reste cependant qu’un des maillons constitutifs de la chaîne de la qualité.

« Une route durable commence par un produit de qualité ». Mais au-delà de la qualité du produit lui-même, il existe bien entendu de nombreux autres domaines où des manquements peuvent apparaître : le concept, le transport, la mise en œuvre, l’entretien et j’en passe.  }

Depuis quelques années, on s’est également rendu compte, là aussi, que le contrôle ou/et la certification par une tierce partie pouvaient avoir leur mot à dire. C’est ainsi qu’est née la réflexion consistant à contrôler les « exécutants », pour déboucher sur le concept de la certification d’exécution. L’idée consiste à faire reconnaître la compétence technique des
« exécutants » à réaliser, suivant des niveaux de qualité convenus à l’avance et dans un marché mieux régulé, certains travaux spécifiques pour lesquels les maîtres d’ouvrages constatent des manquements récurrents. La qualité d’exécution est primordiale dans l’optique d’un résultat final répondant parfaitement aux attentes (p.ex. réhabilitation d’égouttage, fonçage, pose de glissières de sécurité, mise en œuvre de complexes d’étanchéité,..).

COPRO

Tous les produits certifiés par COPRO sont identifiables sur la base d’un code unique à 8 chiffres, de sorte que le surveillant de chantier peut ainsi rapidement prendre connaissance des caractéristiques du produit qui lui est présenté.

 

A côté de ces initiatives, COPRO continue à développer divers outils qui sont destinés à faciliter la vie des surveillants de chantier. L’un de ces outils reste notre plateforme COPRO Extranet (https://extranet.copro.eu/fr) qui permet de retrouver facilement l’une des 10 000 fiches techniques des produits certifiés par nos soins. Tous les produits certifiés par COPRO sont identifiables sur la base d’un code unique à 8 chiffres, de sorte que le surveillant de chantier peut ainsi rapidement prendre connaissance des caractéristiques du produit qui lui est présenté (performances, aptitude à l’emploi,…etc.).  Depuis peu, l’introduction d’un code QR permet directement à partir de son « smartphone », une consultation encore plus aisée des données provenant des fiches techniques. A plus longues échéances, cette plateforme pourra être intégrée dans un système plus vaste regroupant les produits d’autres organismes de certification qui pourrait communiquer avec les systèmes d’autres intervenants (entrepreneurs, maîtres d’ouvrages) et alimenter leurs applications « BIM » (Building Information Modeling).

En rapport avec les nouvelles technologies, COPRO s’est lancé dans le projet « Digilab » qui a pour objectif d’automatiser et de digitaliser l’échange et la rédaction des demandes et rapports d’essais de laboratoires. Ce processus rapide et précis nous permet de disposer d’une base de données sur laquelle des analyses statistiques sont réalisées en vue d’encore améliorer la qualité de nos services et de ceux de nos sous-traitants.

Toujours dans le souci d’offrir des solutions pertinentes et adaptées, COPRO réfléchit à développer des procédures et systèmes de traçabilité centrés sur certains produits pour lesquels ce type de mesures associées à des contrôles stricts pourraient rassurer les maîtres d’ouvrages quant au niveau qualitatif des produits tracés finalement réceptionnés sur chantier.

En tentant de répondre le mieux possible aux mutations et aux changements du marché, COPRO continue à faire preuve d’un dynamisme singulier et souhaite en faire profiter tout le secteur dans son ensemble.