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Centre commercial, Waterloo | Rénovation et extension d’un centre commercial à Waterloo : plusieurs chantiers dans le chantier !

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20 septembre 2019 Temps de lecture 7 minutes

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C’est un véritable tour de force qu’a accompli l’entreprise générale Louis De Waele dans le cadre de la rénovation et de l’extension d’un centre commercial à Waterloo, un site de 30 000 m2 dédié à des commerces de grand gabarit. Le chantier a démarré en août 2017 et s’est achevé fin 2018.

Le maître d’ouvrage, Redevco Retail Belgium, en a confié la conception au bureau Jaspers – Eyers & Partners et la réalisation à l’entreprise Louis De Waele. Il s’agissait de démolir et de rénover les façades d’un Lunch Garden et d’un Sport Direct, de rénover et aménager les façades d’un hypermarché Carrefour et de construire deux nouvelles surfaces commerciales, un Auto 5 et un Brico Plan-It.

Trois nouvelles boutiques et deux nouvelles entrées étaient prévues pour l’hypermarché Carrefour.

 

Des chantiers plus simples

La démolition-rénovation des façades du Sport Direct et du Lunch Garden n’a pas causé de souci, si ce n’est que l’occupation continue des magasins devait être assurée pendant les travaux et, dans le cas du Lunch Garden, qu’il fallait synchroniser les travaux avec des rénovations intérieures et avec la construction d’une nouvelle véranda en façade. Quant au système constructif du magasin Auto 5, il n’était pas complexe. Jean-François Collignon, gestionnaire du projet au sein de l’entreprise générale Louis De Waele : « Il s’agissait d’une structure commerciale classique, avec charpente métallique, bardage et toiture plate. »

Un ‘gros morceau’, avec peu de liberté de mouvement

Par contre, « le Brico a représenté le principal ouvrage et le plus gros défi logistique du chantier », continue J-F Collignon. « Il s’agissait de construire un nouveau bâtiment carré de 90 m sur 90 m, avec une structure en béton préfabriqué, une toiture plate et, pour les façades, un mix entre bardage acier et panneaux décoratifs en béton, ainsi qu’un parking souterrain sur deux niveaux avec 8000 m2 et 600 emplacements par niveau. A cela s’ajoutait la construction, à l’arrière, d’une réserve de 3000 m2 sur un seul niveau. En tout, nous avons dû terrasser près de 90 000 m3 de terre. Nous avons également construit un drive in de 2000 m2, avec charpente métallique et bardage, mais sans toiture. » La gestion logistique a été capitale pour ce bâtiment enclavé entre les terres de remblai, le parking de la zone commerciale, la bretelle d’autoroute et la Chaussée de Charleroi. « Nous avions peu de moyens d’accès pour les engins de chantier », reconnaît J-F Collignon. « Les éléments les plus lourds à lever pesaient jusqu’à 17 tonnes. Nous avons donc dû faire venir pour cela une grue-tour assez exceptionnelle, une Potain 550, là où d’habitude nous travaillons avec des modèles 200 voire même 280… »

Le nouvel Auto 5, à la structure constructive classique.

 

Une complexité due au timing et aux conditions de travail

Tout aurait pu être synchronisé sur le chantier si la démolition des façades du Carrefour avait pu démarrer en août 2017 comme prévu, simultanément avec la fermeture totale du magasin en vue de sa rénovation intérieure. « Nous devions également construire trois nouvelles boutiques et deux nouvelles entrées avec une structure métallique, des totems publicitaires et des murs rideaux »,  précise J-F Collignon. Mais ces travaux de rénovation ont été postposés et la démolition de la façade a réellement débuté en janvier 2018, ce qui a entraîné pas mal d’impératifs puisque tous les parkings devaient rester accessibles et qu’il n’était pas question de porter des charges au-dessus des voitures avec des engins de levage. « Il fallait donc bien réfléchir à la logistique et aux approvisionnements des camions. Pour chaque étape du travail, nous avons dû remettre un plan d’installation très précis, avec les clôtures de chantier, la signalisation et les déviations souhaitées. »

Des bâtiments durables visant une certification BREEAM

Le chantier dans son ensemble s’est terminé fin 2018. Une gestion rationnelle de l’énergie caractérise le projet : Isolation des bâtiments, recours aux nouvelles technologies de production du chaud et du froid, intégration de toitures vertes… Conçus selon les normes durables les plus exigeantes, les bâtiments vont générer, au cours de leur exploitation, une économie d’énergie substantielle par rapport aux standards en vigueur. Les nouvelles constructions feront l’objet d’une certification BREEAM VERY GOOD. 

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Jonathan Huppez

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