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« Mettre l’accent sur les nouvelles technologies, la formation et l’expansion du marché »

10 octobre 2019 Temps de lecture 10 minutes

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Simplifier la vie du client devient de plus en plus important, y compris dans la construction ferroviaire que dans les réseaux de distribution. Chez MOBIX, qui fait partie de CFE Contracting, on l’a bien compris. Le groupe, dont le siège est à Malines, a déjà rassemblé les forces de cinq spécialistes du secteur ferroviaire et de l’entretien des infrastructures de service public. Avec la création d’un service de location et d’un centre de formation flambant neuf ainsi qu’une attention davantage axée sur les nouvelles technologies, le groupe CFE veut augmenter ses parts de marché et laisser de plus en plus son empreinte sur le marché belge.

Une offre globale, incluant la location

MOBIX se concentre sur deux secteurs : le secteur ferroviaire et l’entretien des infrastructures de service public. Laurent Eeraerts, directeur général de Mobix : « Dans le secteur ferroviaire, nous nous occupons de tout, depuis les voies et les lignes aériennes jusqu’à la signalisation. Nous constatons que nos entités doivent souvent faire appel aux mêmes équipements lourds, comme les grues ferroviaires, les concasseurs de béton ou les élévateurs à nacelle… Pour garantir un taux d’occupation optimal, une business unit Location a été mise sur pied. Elle est chargée de mettre ces équipements à la disposition d’autres départements, ainsi que de la louer à des partenaires et à des tiers.

Jeroen De Roeck, responsable de la division Rail, le confirme : « Les partenariats sont un levier important dans notre stratégie de fournisseur de solutions globales. Le volet travaux de génie civil (tunnels, ponts, etc.) pour la construction ferroviaire en est un bon exemple. MOBIX n’a ni les connaissances ni l’ambition de mettre elle-même ce volet en œuvre. En exploitant l’expertise au sein de CFE – dans l’exemple ci-dessus, un partenariat avec la société Van Laere -, nous pouvons offrir au client une offre globale et le soulager à la fois sur un plan administratif et technique. Nous remarquons que cela devient de plus en plus important. »

Plan lumières 4.0

Le département ‘Utilities’ de MOBIX est spécialisé dans la construction de réseaux de distribution de gaz et d’électricité, moyenne et basse tension. L’installation et la maintenance de l’éclairage public sont également possible, comme le prouve MOBIX dans le vaste projet Plan Lumières 4.0, réalisé en collaboration avec Citelum. « En résumé, le projet implique le renouvellement et la maintenance de tout l’éclairage le long des autoroutes et des routes régionales de Wallonie », explique Olivier Di
Pietrantonio, responsable du département ‘Utilities’. « Cela signifie que toutes les lampes à décharge au gaz seront remplacées par un éclairage LED ‘intelligent’ endéans les 4 ans. La maintenance préventive et curative sera également assurée sur une période de 20 ans. Dans ce cas-ci, il s’agit d’un engagement à obtenir des résultats ; en d’autres termes, il faut garantir une économie d’énergie. »

Outre le facteur d’économie, le projet Plan Lumières 4.0 constitue également une avancée technologique. Le nouvel éclairage est notamment équipé de modules de communication. Laurent Eeraerts : « Le système fait clignoter l’éclairage lorsque vous prenez une entrée ou une sortie d’autoroute dans le mauvais sens et ajuste automatiquement l’intensité lumineuse en fonction de la lumière ambiante, de la densité de la circulation et des conditions météorologiques. La communication avec les futurs véhicules autonomes est désormais également possible. »

Grâce à l’expertise acquise au sein de CFE, MOBIX peut proposer une solution globale à ses clients.

 

L’accent sur les nouvelles technologies et l’expansion du marché

Le Plan Lumières 4.0 montre, d’une part, la passion de MOBIX pour la technologie et, d’autre part, le désir d’augmenter sa part de marché. Jeroen De Roeck : « Nous voulons nous présenter de manière plus affirmée sur tout le territoire belge, tant pour le département ‘Utilities’ que pour le rail. Grâce à une bonne répartition de nos implantations, nous pouvons réagir rapidement. » Laurent Eeraerts confirme : « La première étape consiste à s’assurer que les business units fonctionnent selon les mêmes procédures et avec les mêmes systèmes informatiques. Nous nous efforçons de mettre en place une structure organisationnelle dans laquelle les services de support sont centralisés, sans pour autant réduire l’esprit d’entreprise de chaque unité. Dans un deuxième temps, nous tenterons d’obtenir une plus grande part de marché, via la croissance organique et via des acquisitions complémentaires en Belgique. Notre ambition sera de conquérir ensuite les pays voisins. »

MOBIX souhaite également franchir des étapes importantes dans le domaine de la technologie. « Le secteur ferroviaire est un secteur à forte intensité de main-d’œuvre et il le restera, mais nous ne pouvons pas ignorer la technologie. Pensez par exemple à l’utilisation de drones en tant que système de mesure et de contrôle à distance de la machine », déclare Jeroen De Roeck. « Aujourd’hui, le potentiel est encore sous-utilisé et MOBIX veut changer la donne. Regardez DEME, qui fait également partie de CFE. Leurs activités de dragage, leurs projets offshore… sont imprégnés de technologie. Notre ambition est donc de devenir le DEME du secteur ferroviaire. »

Centre de formation

Selon MOBIX, la combinaison entre haute technologie et main-d’œuvre constitue à long terme la force du secteur ferroviaire. « Nous voulons investir dans la technologie et les machines, mais vous avez également besoin des personnes pour les faire fonctionner. La ‘guerre pour le talent’ qui sévit à l’heure actuelle, nous la ressentons dans deux domaines : la pénurie de techniciens hautement qualifiés et de personnel d’exécution spécialisé. En raison du taux d’occupation élevé des voies (avec un trafic cargo accru), les heures de travail sont souvent limitées aux nuits et aux week-ends. D’une part, cela pèse sur l’équilibre travail – vie privée de nos collaborateurs et, d’autre part, cela rend difficile pour nos nouveaux collaborateurs de maîtriser le métier ‘sur le tas’. C’est pourquoi nous travaillons à un nouveau centre de formation, à Malines, où nous pourrons former en profondeur nos récents engagés à toutes les techniques, tant sur le plan technique que sur le plan de la sécurité », conclut Laurent Eeraerts.  

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Olivia Castelein

Chef D’édition

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